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GOT A GIRL, I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now

Bulk Recordings/2014

Don’t want nobody, nobody. Baby, it’s you”. Cette voix résonne encore dans nos têtes. La voix de Mary Elizabeth Winstead, inoubliable quand elle reprend a capella le morceau de Smith dans Death Proof de Quentin Tarantino. Quelque part, ce n’est pas une surprise de la voir débarquer dans le milieu musical, il ne suffisait plus qu’une rencontre.
Celle-ci a lieu sur le plateau de Scott Pilgrim avec Dan The Automator (Gorillaz, Deltron 3030…), alors responsable de la bande originale du film.  Les emplois du temps fournis de chacun font que le projet Got A Girl met du temps à voir le jour, même si l’on a pu voir l’actrice aux yeux de biche apparaître sur la dernière production de Deltron 3030. Que peut donner la rencontre entre une actrice et un producteur de musique ?

Un ensemble très cinématographique, dans lequel Nakamura et Winstead laissent exploser tout leur amour pour la pop française des années 60, une cohérence parfaite entre le côté rétro de l’époque et les sons électroniques modernes. Dan The Automator n’hésite pas à citer l’influence de Gainsbourg dans la tournure que prennent les compos (qu’on lui connaissait déjà depuis Lovage). Everywhere I Go ne le dément pas avec un final très Melody Nelson.  Mary Elizabeth Winstead a la beauté d’une icône sortie d’un film de la nouvelle vague, sa façon de chanter si lancinante n’est pas sans rappeler BB. Elle a le charme enfantin et la fraicheur juvénile de la jeune Françoise Hardy. Toutes ces qualités explosent avec There’s A Revolution et Da Da Da, petites pastilles pop parfaites, une renaissance du temps des yéyés.
Les vignettes qui ont teasé pour l’album faisaient référence aux films des 60’s. L’influence du cinéma se fait aussi ressentir dans la musique. Things Will Never Be The Same serait un parfait générique de film d’un célèbre espion anglais, avec un art maitrisé de la grandiloquence. Un film qui trouve sa conclusion avec Put Your Head Down qui signerait les dernières minutes avant le fondu au noir final.
On change de décennie pour le strass et les paillettes de Close To You, un petit titre disco parfait pour le dancefloor. Un peu plus R’n’B, Friday Night avec son allure de titre FM est le petit coup de mou du disque. Mais cela ne dure qu’un petit instant avant que l’on revienne à une ambiance feutrée et sensuelle avec La La La et Heavenly, avec l’éternel fantôme de Gainsbourg qui rôde.
Sous sa forme de récréation, I Love You But I Must Drive Off This Climb Now est un superbe hommage aux 60’s, dans lequel s’épanouit Mary Elizabeth Winstead qui, par son charme désarmant, nous envoûte dans l’éventail de pop colorée concocté par Dan Nakamura.

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