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DETROIT, La Vapeur, Dijon (21), 23 Avril 2014

L’ancien chanteur de Noir Désir qui après 12 ans d’absence s’était réfugié dans un silence médiatique suite aux événements connus de tous dont on ne fera aucun commentaire, a décidé de remonter sur les planches accompagné d’un camarade de longue date le bassiste Pascal Humbert.
Avant de se lancer dans la tournée des festivals cet été puis celle des Zénith dès la rentrée prochaine, Detroit a décidé de prendre la température à travers quelque salles de petites tailles y compris La Vapeur de Dijon qui affiche sold out depuis le soir de la mise en vente des billets.
20H30. Les bordelais de Mars Red Sky (choix étonnant de programmation) a pour mission de chauffer le public et on peut confirmer que le trio a parfaitement accomplit sa tâche délivrant un rock stoner aux influences psychédéliques très Black Sabbath avec énergie et brio.
21H30. Detroit arrive enfin sur scène acclamé par une foule surexcitée par le retour de l’ex Noir Désir visiblement enchanté d’être là. C’est Ma Muse titre introduisant l’album qui va ouvrir le bal dans une ambiance pesante fantomatique suivit de prêt par le blues pesant de Horizons.
S’en suit une longue interlude Noir Des’ pour le plus grand bonheur de la foule comprenant Des Visages Des Figures/A Ton Etoile ainsi que Lazy reprit en chœur par la salle entière tout comme Lolita Nie En Bloc où le public se prend 20 années dans les dents se remémorant avec nostalgie la période Tostaky.
Les guitares telluriques de Null And Void mettent tout le monde d’accord avant que le groupe ne se retire un court instant avant d’attaquer un nouveau chapitre de manière acoustique avec seulement Betrand et Pascal entonnant la ballade Droit Dans Le Soleil. Le reste du groupe revient et enchaine avec le bluesy Gimmer In Your Eyes puis le très chaotique Sa Majesté groovy à souhait.
Cantat se fait un malin plaisir à lancer le riff de de La Fin Du Siècle repris encore une fois par tous. La bombe à retardement cependant implose lorsque retentit la guitare rythmique hypnotique de Tostaky (où l’on préfèrera le jeu de Serge Teyssot-Gay…) déclenchent un ouragan dans la foule qui devient incontrôlable pogotant à tout va devant un Cantat déchainé qui s’époumone de plus belle.
Après une courte interlude Bertrand, Pascal et leurs sbires rempilent encore une fois avec un final 100% Noir Désir à savoir Des Armes, Le Vent Nous Portera et l’ultime cartouche comme ils le disent eux même à savoir le surpuissant Comme Elle Vient issu de l’excellent album 666.667 Club. Après 2H15 de show dans une salle en ébullition, Detroit vient saluer son public qui l’acclame chaleureusement. Les fans des premières armes semblent sous le charme de la prestation ravis plus que tout du retour de leur idole qui prend toujours autant de plaisir du côté de la scène. La nostalgie aura été au rendez vous ce soir avec une setlist riche en Noir Désir à laquelles s’intègrent les dernières compositions ouvrant ainsi à Cantat un nouvel Horizon à parcourir.

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