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LIVE REPORT: LES EUROCKEENNES DE BELFORT, Vendredi 5 Juillet 2013

Les Californiennes de

Le rock’n’roll est à l’honneur aujourd’hui. Côté grande scène les australiens d’Airbourne prennent la relève pour un show surexcité comme à leur habitude. Joel O’ Keeffe et sa bande redonnent pendant plus d’1h une seconde vie au hard rock des 70’s avec des hymnes tels que Running Wild très AC/DC dans les influences ou le plus récent Live It Up issu du dernier opus Black Dog Barking dont la pochette représentant les crocs d’un animal enragé orne fièrement le fond de scène. Malgré la chaleur, les Australiens se démènent toujours autant pour rendre la foule totalement dingue, courant dans tous les sens, jouant de plus en plus vite et fort ou partageant avec nous quelques bières secouées et éclatées sur le tête du chanteur… Malgré l’état d’ébriété palpable de celui-ci, le show est assuré jusqu’au bout dans une énergie déconcertante où Joel O Keeffe après être monté sur les épaules de l’agent de sécurité finit un énième solo sur les rotules. Si c’est pas rock’n’roll çà !DSC03390
Aucune relâche. On passe du hard rock au punk pur et dur de Fidlar. Les bad boys de Los Angeles prennent place sous la Loggia et envoient du lourd, du très lourd. Les pogos et slams en tout genre sont déclenchés sur le punk énergique très Stooges de No Waves ou le très intense Whore. Tout comme leurs textes faisant l’apologie de cocaine, weed ou LSD , le quartet déluré n’hésite pas à slamer régulièrement dans la foule et laisse même le public envahir la scène au grand dépit des agents de sécurité sur Wake Bake Skate qui clôt un show rapide, intense, foutraque et bordélique mais génialement punk. “In your face” quoi !
DSC03422Les désormais incontournables Lillois de Skip The Use plongent directement dans le grand bain pour leur première fois aux Eurockéennes montant directement sur la grande scène où bon nombre de festivaliers attendent le surexcité Mat Bastard et ses acolytes. Comme à son habitude le quinquet envoie ses titres rock éléctro ouvrant sur People In the Shadow où déjà les mouvements de foule se font sentir. Le son guitare et voix pêche un peu sur le début du show mais sera rapidement plus audible par la suite notamment sur le funky Antislavery où Mat s’amuse à faire bouger la foule de droite à gauche comme un marionnettiste fou. Le groupe déclenche une véritable tornade lorsque retentit le riff de Smells Like Teen Spirit où le public composé de tout âge devient incontrôlable. Même effet de bombe lorsque le quinquet reprend judicieusement Song 2 de Blur avant de finir par le punk électro de Bastard Song mettant tout le monde d’accord.
N’ayant pu accéder au concert de Woodkid à cause de la foule omniprésente et compressée sous la Green Room, on a cependant pu entendre 3 titres dont Baltimore, The Golden Age ou Brooklyn au loin avant de se rapprocher de la Grande Scène où la tête d’affiche de la soirée à savoir les Smashing Pumpkins vont se produire 16 ans après leur premier passage. Billy Corgan entre sur scène accompagné de ses nouveaux musiciens que l’on a pu découvrir sur la tournée d’Oceania dernier opus en date qui ouvre justement le bal avec l’étrange Quasar visiblement pas au goût de tous. Il faut dire que le début du set est assez mou avec un Corgan plus que nonchalant communiquant comme à son habitude qu’avec son alter égo. Il faudra attendre Disarm pour que le public ressente enfin une vive émotion nostalgique replongeant pour certains dans leur adolescence lorsqu’on découvrait l’album Siamese Dream il y a de cela 20 ans. DSC03437Ca y est: Billy Corgan lâche les tubes et se montre un peu plus causant lorsque retentit Tonight Tonight ou le grandiose Bullet With Butterfly Wings qui met une bonne partie du public en transe. Pale Horse et sa nappe de claviers plânante faisant partie des bonnes surprise de Oceania vient quelque peu calmer le jeu sans pour autant être soporifique comme l’a été la première partie du set. La prestation des citrouilles est donc mitigée par un début moyen portée par un Corgan nonchalant mais montant en puissance lorsque les tubes de Mellon Collie And The Infinite Sadness tels que X.Y.U ou Zero retentissent avec cette fois-ci une métamorphose totale du chanteur leader et désormais seul membre d’origine de la formation. Alors certes les puristes retrouveront à dire notamment sur les nouveaux musiciens qui remplacent comme ils le peuvent et honorablement Jimmy Chamberlin, D’Arcy et James Iha. Cependant les Smashing Pumpkins, quoi que l’on puisse en penser, restent tout de même impressionnants sur certains morceaux légendaires qui ont fait la renommée du groupe dans les années 90.
La journée ayant été forte en émotion et éprouvante physiquement, nous attendons l’au revoir de Billy Corgan pour se retirer du festival qui continuera de fêter ses 25 ans jusqu’à la fin du week end.

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