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LIVE REPORT: SONISPHERE 2013, Snowhall, Amnéville, Samedi 8 Juin 2013

crucified barbaraLa chaleur continue de monter sur le Sonisphere, le soleil commence à faire cuire le dos et les épaules des festivaliers, et ce sont les flammes de l’enfer qui s’abattent sur nous avec l’entrée de Behemoth qui nous plongent dès le début de leur set par un monstrueux Ov Fire And The Voidenchaîné directement par l’excellent Demigod. Nergal est en pleine forme, son combat contre la leucémie n’étant plus qu’un lointain souvenir, et sous les war paints on peut voir nos Polonais esquisser quelques sourires, tout en nous offrant un excellent show. Juste le temps de boire une petite bière et c’est direction Sabaton et son Heavy Metal “Revival”. The Final Countdown résonne dans les enceintes, tandis qu’apparaissent les membres du groupes. J’ai l’impression d’être revenu dans les années 80 dès que les premières notes de Ghost Division. Le groupe joue le jeu et dégage une énergie incroyable qu’il n’a aucune peine à partager avec le public. J’ai pourtant du mal à accrocher au style, ou du moins je n’accroche plus, c’est donc l’occasion d’aller manger un morceau.

behemothD’ailleurs de ce côté du festival, la bière coule à flots et les stands de hot-dogs, lasagnes, pizzas, frites et glaces… sont bien séparés, évitant de faire la queue, pratique pour ne pas perdre une miette des concerts. De l’autre côté on retrouve un nombre important de stands de merchandising, dont les tarifs sont un peu abusés, en période de crise, le fan a intérêt à bien choisir son trophée. En tout cas, les écrans géants placés de chaque côté des scènes permettent de suivre les groupes même lorsqu’on se déplace, ce qui est relativement pratique. Retour dans la fosse aux lions avec Bring Me The Horizon et son Metalcore énergique. Autant je trouve ce groupe lassant sur cd, autant le live est entraînant, et donne envie de rejoindre le circle pit qui s’est créé dans la foule. Puis c’est au tour des vikings d’ Amon Amarth qui nous invitent à embarquer sur l’énorme drakkar qui leur sert de décor. J’avais un peu oublié ce groupe dans ma discographie, et c’était une vilaine erreur. Le décor, la puissance, l’énergie et la joie du groupe me mettent une énorme claque dès le premier titre War Of The Gods. Le set est entraînant, le publique chante avec Johan Hegg, et le groupe nous offre même Deicever Of The Gods issu de leur neuvième album qui sort à la fin du mois.

amon amarthIl est 19h, et une grosse partie du publique est déjà en place devant la scène Apollo pour voir une légende vivante du Hard Rock : Motörhead ! Depuis 1975 le groupe est toujours dans la place, et la voix rauque de Lemmy semble rassembler les générations, et malgré les 67 ans du bougre, le groupe assure un show toujours aussi efficace. Avec plus de vingt années de route C’est In Flames qui prend le relais pour nous montrer que le Swedish Metal a encore de beaux jours devant lui. Compos rapides, tubes sur tubes, le groupe que j’avais abandonné en 2000 à cause de son orientation moins agressive a réussi à me réconcilier, et c’est avec une bière à la main que je profite un peu de ce live.

motorheadSur la scène en face il se prépare un truc, un gros truc, puisque Slayer commence à se mettre en place. Lorsque la lumière s’éteint et que les premières notes commencent à raisonner, je redeviens un gosse avec mon cd de Show No Mercy dans les mains. Un gros set est envoyé avec des titres inévitables comme War Ensemble, State Of Mind, Season In The Abyss et j’en passe, dont les guitares sont assurées par Kerry King et Gary Holt d’Exodus, remplaçant de Jeff Hanneman qui nous a quitté récemment. Le groupe arborera d’ailleurs lors des dernières chansons un énorme fond de scène avec le nom de leur ancien guitariste, et ses dates de naissance et de mort, un hommage que le groupe lui aura fièrement rendu en assurant le show pour ses fans.

slayerEt pour terminer la soirée en apothéose, deux grands noms du Neo Metal : koRn et Limp Bizkit. Je ne voulais pas voir ces groupes, j’étais fâché de leur changement de styles, de leurs choix musicaux, et puis lorsque les premières notes de Blind ont sonné, je n’ai pas pu m’empêcher de courir vers la scène, comme si je courrais après mon adolescence. Malgré tout le venin que j’ai pu cracher sur ce groupe après leur album Issues, ils ont réussi, je ne sais pas comment, à me faire fondre. Twist, Chi, Falling Away From Me, le groupe enchaine les anciens tubes les uns après les autres, et le retour de Brian Welch dans le groupe doit certainement y être pour quelque chose. Un petit rappel est même offert, débutant par le morceau Get Up moitié Dubstep moitié Metal qui a été composé avec le célèbre Skrillex, et finit avec les énormes Got The Life et Freak On A Leash. Le groupe assure ses morceaux, et il se murmure même dans le public que c’est un de leurs meilleurs live depuis des années, alors au nom des festivaliers, je leur dit merci.

kornLa soirée s’achève finalement avecLimp Bizkit et son Rapcore dont le succès a explosé dans le milieu des années 90 et début 2000. Le show, les lights, tout est mis en avant, avec un West Borland en forme dont on ne parle même plus des tenues extravagantes, et un Fred Durst toujours aussi Hip hop. Il fait monter un fan chanceux sur scène dès le deuxième morceau pour faire quelques photos et danser avec lui tout au long de Full Nelson avant de la congédier. Une véritable plongée dans le show à l’américaine. Le Sonisphere aura eu raison de nous pour cette première journée, et nous quittons Limp Bizkit et sa basse vrombissante à la troisième chanson. Il est temps pour nous de rentrer à l’hôtel se reposer avant la deuxième journée qui s’annonce tout aussi captivante.

limp bizkit

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