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LIVE REPORT: DROPKICK MURPHYS, Les Eurockéennes de Belfort, Samedi 30 Juin 2012

Samedi 30 juin ou comment fêter en avance (ou en retard) la St Patrick en compagnie des Américano-Irlandais Dropkick Murphys. Le gang de Boston en pleine tournée européenne nous fait le cadeau d’être présent ce soir à cette 24 ème édition des Eurockéennes pour un show qui promet d’être vraiment haut en couleur (verte de préférence).

Il est 20h15. Le soleil cogne encore durement (ha le bon vieux temps) lorsque retentit The Foggy Dew de Sinead O’ Connor. La ballade Irlandaise, sonnant très chant marin, sert d’introduction et nous propulse sur les terres irlandaises en l’espace de quelques instants. Puis débarque en courant tel un lutin Jeff DaRosa et son banjo entamant les premières notes de The State Of Massachusetts. Le reste de la bande arrive et nous envoie une première baffe à la sauce punk-irish en pleine face. Le public est déjà conquis: les premiers pogos en sont la preuve, la poussière commence à s’élever dans les airs et c’est n’est pas Sunshine Highway qui calmera les esprits. Dans quasi tous les titres les sujets sont souvent les mêmes : Fêtes, boissons, famille, patrie, boissons… D’où l’ambiance festive qui règne sur le site du Malsaucy en compagnie du très tatoué Al Barr (chant) et sa clique. On passe du punk-rock pur et dur avec Surrender ou encore Flannigans Ball à des ballades folkloriques émouvantes en hommage aux ancêtres irlandais du groupe comme Cruel et Forever.

Retentit Heroes From Our Past et son ambiance punk-festif mené par les riffs agressifs du guitariste tatoué James Lynch accompagné par la cornemuse de Sruffy Wallace (bien tatoué lui aussi). Dans la même veine arrivera Johnny, I Hardly Knew Ya , signal pour moi de me lancer dans un énième pogo (espérant ne pas trop me frotter aux 4 mecs ravagés déguisés en Droogs d’Orange Mécanique…) bercé par cette ambiance festive où il manquerait juste quelques Guinness pour compléter le tableau. Les Dropkick ne nous ménagent pas surtout lorsque le chanteur réclame un circle-spit (cercle de bagarre) pour lancer le son familier de The Irish Rover. Ce chant traditionnel irlandais également interprété par The Pogues ou The Dublinners fait toujours un effet boeuf, encore plus quand il est repris à la sauce punk lui donnant encore un côté punchy. DSC01197.JPG

Les slams et autres pogos en tout genre s’arrêteront l’espace d’un instant pour un moment acoustique: The Rose Tattoo, nouveau titre selon le second chanteur et bassiste Ken Casey qui interprètera la ballade folk dans la vague purement traditionnelle de ses racines irlandaises. Autre hommage à la terre sacrée (et surtout à sa boisson) avec le poignant The Wild Rover emprunté aux Dublinners. La foule se laisse bercer par cet esprit de camaraderie festive en dansant bras dessus bras dessous tel des marins rentrant au port. Le ciel gronde et devient de plus en plus menaçant lorsque la bande repassera en mode électrique pour un ultime morceau bien choisi pour échauffer les esprits une dernière fois: TNT d’ AC/DC. L’ambiance est pesante, l’orage est prêt à tomber ce qui rajoute du piment à la reprise interprétée avec hargne ou tout les bras seront levés sur le fameux refrain. Un grand moment.

Après 1h10 très agitée, les Dropkick Murphys nous laissent à notre triste sort qui nous attend vu l’orage qui arrive, mais nous a fait vivre c’est certain un des meilleurs concert du festival. Allez un bon whisky et c’est repartit matelot…

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