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CHARLIE WINSTON, Running Still

Atmosphériques/PIAS/2011.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Anglais est attendu au tournant. Après l’énorme succès de Hobo, comment Charlie Winston allait-il se remettre en selle et surtout va-t-il confirmer? Les concerts donnés ont déjà permis de voir que notre homme en avait encore sous le chapeau, porteur d’un très grande puissance vocale et capable de réarranger ses morceaux pour se réinventer. Alors quid de Running Still. Le Hobo a pris son temps, se faisant presque oublié puisque voilà 3 ans que son disque phénomène est paru. Certainement le temps nécessaire pour une bonne digestion. Hello Alone ouvre l’album sous ses faux airs de jazz manouche pour un morceau efficace qui deviendra certainement un classique en live. On savait Charlie Winston amateur du beatbox (en témoignent les performances en concert de Kick The Bucket). Ici la boite à rythme humaine est mise au service de Speak To Me, morceau lorgnant vers le hip hop. Avec ses deux premières pistes, on aura compris qu’une nouvelle fois, la production du hobo sera un melting pot. Des ballades au piano toujours appréciées (She Went Quietly, Making Yourself So Lonely) à la funky Until You’re Satisified, en passant par la pop-folk Unlike Me, Winston se renouvelle. Il ose mais malheureusement, on accroche pas tout le temps. Plusieurs écoutes seront nécessaires mais l’effet de surprise de Hobo a disparu. Même si quelques futurs tubes sont présents (Rockin’ In The Suburbs, Wild Ones), Running Still est un album en demi-teinte. On l’écoutera un peu, notre sympathie pour l’homme n’en sera pas touchée, mais on ne pourra s’empêcher de toujours se référer à son prédécesseur. Running Still paie donc tout le succès de son grand frère.

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