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LIVE REPORT : FLEET FOXES, Fri-Son, Fribourg, mardi 22 novembre 2011

Direction la Suisse et Fribourg qui accueille ce soir les Fleet Foxes. L’Helvétie n’est définitivement pas en Europe, en témoigne ce GPS carte européenne ne reconnaissant plus la route une fois la frontière passée. En soit Fribourg n’est pas difficile à trouver, une fois la purée de pois traversée. En revanche, quand on ne connait pas la ville même, se rendre au Fri-Son n’est pas vraiment gagné. Heureusement que nos amis Suisses sont sympas, en particulier DJ Hans Gruber qui nous a conduit à la salle de concert, non sans nous avoir fait faire quelques tours de rond-point avant de se décider pour quelle direction suivre.

Une fois arrivés à bon port, nous sommes chaudement accueillis de par la chaleur effective du lieu (1100 personnes pour une capacité de 1300 se tassent ce soir) mais aussi par un sympathique verre de bière de Noël locale (merci G.). Pas le temps de s’affaler au bar, nous allons tout de même écouter les quelques derniers morceaux de Vetiver, convaincants dans l’ensemble mais moins lorsqu’ils touchent à la pop Californienne.

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Place ensuite aux gars de Seattle. Scène minimaliste, du moins en apparence. Robin Pecknold, chemise à carreaux et barbe bien conformes, et les siens apparaissent en toute simplicité. La setlist commence en douceur par The Plains/Bitter Dancer où tout de suite on est envoûté par les harmonies vocales des Foxes. Le chant en réverb’ de Pecknold est formidablement soutenu par les voix de ses acolytes. Cet ensemble vocal christique qui porte parfois à lui-seul les chansons, comme Lorelai ou Sun It Rises. Et à l’écoute de Your Protector, on ne peut s’empêcher de penser à Simon & Garfunkel.

Bien qu’auteurs de seulement deux albums et de EP au même nombre, les Américains comptent déjà quelques “tubes” en poche. Ainsi se permettent-ils de placer Mykonos en tout début de concert. Le morceau lance alors définitivement le show et gagne une nouvelle dimension en live. On découvre une autre facette de l’oeuvre des Fleet Foxes, les arrangements sont tels que parfois on se rapproche de Midlake (Bitter Dancer) ou par moment les compos viennent prendre une couleur sud-américaine, non soupçonnée en version studio (Batterie Kinzie, Sim Sala Bim). Et on reste bouche-bée quand l’épique The Shrine/An Argument prend fin sur ce solo de saxophone jazzy, qui, si on ne le connaissait pas, semble totalement improvisé. Chaque chanson est accompagnée d’animations psychédéliques projetées sur le back screen qui renforcent le côté cérémonial de la soirée.

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Si la présence de Robin Pecknold fait beaucoup et même se justifie à elle seule quand celui-ci présente le nouveau I Let You seul à la guitare, il faut rendre hommage aux musiciens qui l’entourent. Morgan Henderson, homme-orchestre qui maitrise aussi bien la contrebasse que le saxo ou la flûte. Casey Wescott assure à l’harmonium ou au piano. Et surtout Joshua Tillman dont le jeu de batterie puissant donne le rythme de chaque morceau mais ne vient pas noyer le folk des compositions. Et l’osmose des musiciens se voit encore plus quand pour meubler pendant que Pecknold accorde sa guitare, Tillman, Henderson et Wescott entâme une petite impro jazz.

Après une setlist sans faute de 18 chapitres, le concert se clôt avec les majesteux Blue Ridge Mountains et Helplessness Blues. Un aller-retour de quatre heures de route et une courte nuit de trois heures de sommeil totalement justifiés. Le mot de la fin reviendra à l’ami J. Tillman, croisé dans la rue fumant sa bière après le concert : “THUMBS UP !”

Setlist:DSC_0584.JPG

1. The Plains/Bitter Dancer

2. Mykonos

3. English House

4. Batterie Kinzie

5. Bedouin Dress

6. Sim Sala Bim

7. Your Protector

8. White Winter Hymnal

9. Ragged Wood

10. He Doesn’t No Why

11. Lorelai

12. The Shrine/An Argument

13. Blue Spotted Tail

14. Grown Ocean

15. I Let You

16. Sun It Rises

17. Blue Ridge Mountains

18. Helplessness Blues

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