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EVERLAST, Songs Of The Ungrateful Living

PIAS/2011

La tournée de reformation de House Of Pain terminée, les poches certainement plus lourdes, Erik Schrody revient aux affaires avec son alter-ego Everlast. A la base d’un crossover entre folk, blues et hip-hop, le Bostonien ne change pas de ligne de conduite pour ce nouvel opus. Le ghetto citadin rencontre les plaines du Middle East. On reconnait sa voix éraillée, qui confirme que Schrody doit toujours tourner au whisky, malgré les pontages dont notre homme a fait l’objet. Mais bon, les racines sont toujours plus fortes et ne peuvent s’empêcher de défier la haute-couture vasculaire.

S’ouvrant en douceur avec Long At All, titre aux accents country, Songs Of The Ungrateful Living ne va pas révolutionner la discographie d’Everlast. On se rappelle aux ballades à la Ends ou Put Your Lights On (Sixty-Five Roses, A Change Is Gonna Come) ou à la base de premiers pas dans le milieu musical avec des pistes hip-hop (Moneymaker). Cependant, Schrody innove par petites touches, en insérant quelques synthés à la Dylan période Blonde On Blonde (Gone For Good, My House) ou en regardant du coté de la country saloon (The Crown). Malgré des compos où Everlast trouve le dosage parfait entre toutes ses influences (l’excellent I Get By), et surtout quand l’ambiance devient noire (Even God Don’t Know, Little Miss America et ses arrangements étonnants de banjo), le concept devient un peu daté. S’il était original il y a 13 ans quand on écouta pour la première fois Whitey Ford Sings The Blues, on aura du mal a vraiment revenir sur ce nouvel opus.

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