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MACHINE HEAD, Unto The Locust

Roadrunner Records/Warner/2011

Alors que Sepultura continue de sortir des albums sans saveur, Machine Head semble avoir fait preuve d’une remise en question. En témoigne Unto The Locust qui s’éloigne totalement des premières productions du groupe de Robb Flynn. Si les bases du trash metal sont bien présentes (chant criard, batterie à double pédale), la construction des morceaux est différentes. Fini les couplets criés/refrains chantés, Flynn donne tout ce qu’il a de sa voix, quitte à se faire exploser les cordes vocales. Mais l’innovation demeure surtout au niveau musical. En effet, on est carrément dans le metal progressif de part ses solos de guitares, rappelant Vanden Plas (Be Still And Know). Le rapprochement avec le prog vient aussi de la durée des compos. Seulement 7 pistes pour ce septième album studio, mais pour une durée totale de 49 minutes. Cela permet donc à Machine Head de changer de direction au sein d’un même morceau, comme le démontre le morceau d’ouverture I Am Hell (Sonata In C#). Hormis le moment d’accalmie de Darkness Within, qui sonne à un retour au son de The More Things Change, Flynn s’enfonce un peu plus dans de nouvelles perspectives musicales. En revanche, prévenons les fans de The Burning Red qu’ils risquent d’être déroutés.

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