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L’ALBUM OUBLIE DE LA SEMAINE : DAVID CROSBY, If I Could Only Remember Your Name

Cette semaine, If I Could Only Remember Your Name, de David Crosby.

http://www.technodisco.net/img/tracks/d/david-crosby/1964278-david-crosby-if-i-could-only-remember-my-name.....jpgAtlantic/1971

David Crosby est un peu le laissé-pour-compte des Byrds. Il n’y a qu’à se souvenir de la manière peu cavalière avec laquelle il a été sorti des projets de ce groupe de folk-rock essentiel de l’histoire du rock des années 60, groupe dont il fut pourtant un des fondateurs.
Le milieu est impitoyable et, sous prétexte que ses compositions ne cadrent plus avec les objectifs du moment, on s’en sépare sans ménagement. Je pense plutôt qu’on lui fait payer cash son quotidien dominé par les prises de drogue. A la longue, ses absences pèsent et finissent par lasser son entourage.
David Crosby va faire un pied de nez mémorable à tous ses détracteurs et leur montrer que son aptitude à composer n’est en rien altérée. Cette réponse, c’est If I Could Only Remember My Name, une perle de la West Coast, sortie en février 1971, et assurément une des plus grandes oeuvres des années septante. Y prennent part tous les barons de la baie de Frisco : Grateful Dead, Jefferson Airplane (dont Grace Slick), David Freiberg du Quicksilver Messenger Service, Greg Rolie et Michael Shrieve, libérés pour l’occasion par Carlos Santana, puis les potes de toujours, Graham Nash, Neil Young et Joni Mitchell.
L’oeuvre est très personnelle et Crosby est au sommet de sa créativité, de sa spiritualité et de son art. Alors les guitares électriques se mettent à copuler, les voix à s’harmoniser et ça monte haut, très haut. Crosby chante comme jamais. Sa voix se fait cristalline, chaude, sensuelle sur des compositions extraordinaires, dont trois instrumentaux sur les 9 titres. Retenez surtout Music Is Love, les choeurs angéliques d’Orleans (sur les chateaux de la Loire), Laughing, complétée par le sublime registre vocal de Joni Mitchell, I’d Swear There Was Somebody To Love (à propos de Christin Hinton, sa compagne récemment décédée), l’électrique What Are Their Names qui dénonce les grands de ce monde, la ballade Traction In The Rain avec le complice Nash ou l’épique Cow Boy Movie. Crosby flotte dans les airs, parmi les étoiles, il est à un niveau qu’il n’atteindra jamais plus. Autant en profiter
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