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LIVE REPORT : LES EUROCKEENNES 2011 vues par Olivia

Voulant m’aventurer au camping pour le week end, il me faut attendre une heure et demie pour retirer le fameux bracelet. Mais pendant ce temps, je suis en train de manquer les sons groovy de True Live et punk’n pop des Savy Fav.

21h30, me voilà enfin sur le site, je peux rapidement apprécier la dernière demie heure des Staff Benda Bilili. Nos chers amis handicapés venant tout droit de Kinshasa reviennent deux ans après leur dernier passage aux Eurockèennes. Pour ceux qui ne sont pas au courant de leur belle histoire, ils ont été repérés en 2004 par deux cinéastes français qui les ont aidés à produire un album. Ils savent toujours autant nous faire danser sur leur musique rumba chaleureuse, leur joie de vivre est communicative! Il est impressionnant de les voir gigoter et valser avec leur fauteuil roulant… Les voilà maintenant sous un torrent d’applaudissements, quelle bonne humeur, loin des difficultés qu’ils ont certainement rencontrées auparavant!

22h, je me presse en direction de la Plage, la nouvelle scène flottante attire ma curiosité. Effectivement, c’est plutôt agréable comme décor, la scène sur l’eau et en arrière plan, les couleurs de la nuit tombant sur le lac. On y accueille avec plaisir et fierté les Battles. Voici trois hommes New Yorkais, classes mais surtout tous virtuoses. Dès le premier morceau Atlas, on découvre un chef d’œuvre expérimental. A une base post-rock et psychédélique, s’ajoutent des sons qui s’enchainent pour donner un genre pas banal, même plutôt rare et très complexe. Au milieu de tous leurs instruments, ils commencent à s’agiter, et dans le public la frénésie se fait sentir. Même leurs transitions sont distordues et puissantes, histoire de ne pas perdre cette transe hypnotique. Suivent Ice Cream ; Tonto ; Ddiamondd où des chanteurs sont projetés sur deux écrans en arrière plan tout aussi tordu. Malgré cet enchaînement rapide et les effets guitare/basse complètement barrés et entêtants, on ne se lasse pas, on reste même euphorique. Voici certainement un de mes coups de cœur du week end.

Minuit, nous restons sur cette plage, un peu magique, pour continuer avec Metronomy. Assez impatiente de voir ce qu’ils donnent en live. On retrouve le trio de base, plus la charmante Anna Prior à la batterie, tous avec une lumière aveuglante au niveau de la poitrine… Je ne vois pas tellement le but, ni l’intérêt… Leur synth pop planante fait toujours son effet et le son groovy et sensuel est entraînant particulièrement avec We Broke Free et The Look. Cependant, je les trouve moins électro que sur leur premier album. Plutôt décevant, surtout lorsque vient le dernier single She wants, où les ryhtmes sont moins marqués avec un son assourdi. Ils manquent un peu de prestance, et de communication avec le public. Bon, on apprécie tout de même les interludes étranges et les tubes My Heart Rate Rapid ; Holidays. Est-ce le côté festival, seraient ils meilleurs en salle ? Espérons les retrouver une autre fois avec un peu plus de puissance.

En allant vers la grande scène, je m’arrête quelques temps, par curiosité, afin d’écouter Stromae. Et bien, je peux vous dire que c’est ouahhou, quelle surprise ! Bon, certes, ce côté dancefloor très commun et bidon fait un peu mal aux oreilles. Mais, je me suis surtout intéressée à cet homme gringalet, avec un charisme impressionnant et touchant. Le mélange entre ses textes et son allure devient majestueux et théâtral. Avec Te Quiero, on pense à Brel, tant quelques ressemblances vocales sont troublantes. Et on ne peut s’empêcher de se laisser aller dans la foule en bougeant et s’agitant sur Alors On Danse !!

Haaa ! Il est 2H, et je m’apprête à aller voir certainement le plus surprenant du week end, Paul Kalkbrenner. Ce Berlinois, qui connaît déjà un succès fou en Allemagne par la BO de Berlin Calling, dont il est l’acteur principal. Pour ceux qui ont pu voir ce film, on connaît Paul Ka. Comme mélancolique et solitaire. Ce n’est pas étonnant qu’il produise ce son minimaliste berçant. Il nous plonge de suite dans une atmosphère profondément hypnotisante. On se sent comme en apesanteur. On n’y trouve aucune répétition, ce qui est pourtant assez fréquent dans ce genre. Vient Sky And Sun et Azure, ça y est, tout le monde se balance sur un jeu de lumière envoutant. Puis vient le rappel, avec bien sur la fameuse sensuelle Aaron… De quoi réjouir une dernière fois nos oreilles ! On a tous eu comme une impression d’arrêt sur image, on pourrait croire que le concert à durer 10min, alors qu’il a duré plus d’une heure, on en voulait juste encore et encore. Ne me demander ni pourquoi, ni comment il y arrive, je n’en ai aucune idée… Il est certainement tout simplement brillant.

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