Hole, Nobody’s Daughter

Universal Music/Spain SL

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Il y en aurait des choses à dire sur Courtney Love. Les journalistes de tous poils ne se gênent d’ailleurs pas pour le faire depuis près de 20 ans. C’est que la Courtney commence à avoir du kilométrage au compteur et nul besoin de vous préciser que les carburants utilisés n’ont pas toujours été d’une légalité folle. Pas facile de jouer les Marie-Madeleine à la droite du Messie du Grunge. La veuve du christique Cobain nous délivre ici, contre toute attente, un bon album pop rock avec cette dégaine un peu branleuse qui fait tout le charme de cette bonne Courtney. Ainsi Skinny Little Bitch démontre toute la déferlante de rage dont est capable la nana, magma sonore en fusion sur arrière-plan pop, avant d’enchaîner un morceau dans un tout autre style, chanson assez pop mais bien produite, Honey, même traitement pour Pacific Coast Highway, mélodique avec ses chœurs sur les refrains. Someone Else’s Bed, For Once In Your Life (qui sonnerait presque comme du Alanis Morrissette) sont dans la même veine . On est clairement loin du grunge des débuts, si ce n’est dans le chant de Courtney Love traînant et éraillé, une chose qu’on ne peut pas lui enlever. Car à 45 balais, Courtney a encore des choses à dire, ou plutôt à hurler, après la tôle monumentale de son album solo America’s Sweetheart. Assistée de la productrice Linda Perry, ancienne chanteuse de Four Non Blondes (qui a produit James Blunt, Gwen Stefani, hum hum…) et de Billy Corgan himself, Courtney Love nous a concocté une galette fleurant bon le rock américain des années 90. On reconnaitra aisément les titres signés Linda Perry, plutôt sirupeux, mais côté rock, ça envoie sévère. Disons donc merci à Billy Corgan pour confectionner des petites Ferrari faites sur mesure pour la voix de chatte enragée de Courtney Love.

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