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CALI, Vernet-Les-Bains

ALVA/Wagram/2012

Après les engagements politiques foireux (L’espoir) et après avoir fait la truite en scandant son admiration pour Eric Cantona, le Perpignanais semble revenir à ses premiers amours. Ou plutôt déceptions amoureuses. Et cela lui va mieux que ses tentatives de chants de stade. Après une tournée acoustique, Cali est revenu avec un album plus dépouillé, qui fait place à la nostalgie et à la mélancolie, tout ce qui a fait le charme de L’Amour Parfait ou de Menteur.

Certes il y aura toujours ceux qui seront énervés par Caliciuri, qui sauteront sur l’occasion d’en faire leur tête de turc, mais le chanteur, comme toujours, n’en aura que faire et Vernet-Les-Bains offre tout de même son lot de titres bien sentis et de textes simples et vite en tête. Piano, guitare acoustisque, la grandiloquence qu’on a connu sur les deux dernières productions du chanteur n’est plus de mise. Ce Soir Je Te Laisse Partir, L’Amour Est Eternel auraient amplement eu leur place sur L’Amour Parfait. C’est peut être aussi pour ça qu’on trouve un titre écrit à cette époque, que Cali exhume ici (Amour M’a Tuer, avec une conjugaison bientôt acceptée par les défenseurs de la langue française). La vieillesse (Les Vieux Cinglés), la maladie (Je Rêve De Voir L’Eté), des sujets pas franchement joyeux, mais qui permettent à Cali d’offrir ses meilleurs titres depuis longtemps. Et le tout est contrebalancé grâce à des compos plus enjouée comme Venez Me Chercher ou plus crue comme Mon Ami. Cet ami qui est peut être Miossec qui vient prêter sa voix en compagnie de Dominique A, de Mathias Malzieu, de Rachida Brakni et du dispensable Bénabar pour conclure ce cinquième disque du Perpignanais.

Les détracteurs de Cali trouveront avec Vernet-Les-Bains de quoi encore taper sur son dos, mais les amoureux de la première heure seront content de retrouver tout ce qui les avait séduits lorsqu’ils avaient entendu Elle M’a Dit pour la première fois.

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