Un festival à la réputation incroyable, une programmation aussi diverse qu’excellente, un cadre qui fait rêver : tant de bonnes raisons de ce rendre à Nyon en ce mois de juillet !
Mardi 21 juillet – Découverte des lieux
Premier jour donc au Paléo Festival. Un retour dans la plaine de l’Asse pour moi après 8 ans d’absence. Quel plaisir de retrouver ce festival mythique.
La journée s’annonce chargée et c’est Soft Loft qui ouvre. Un premier concert et une première claque. Les enfants cachés de Florence + The Machine. Quelle voix. Quelle atmosphère. Les premiers frissons. On enchaîne avec Suzane pour ce qui sera la claque émotionnelle de la journée. Seule sur la Grande Scène avec ses danseuses, Suzane remplit tout l’espace. Son charisme est dingue. De la première à la dernière minute, mon cœur est suspendu. Émotions. Larmes. Un moment vrai et fort. A la fin de son célèbre morceau « Je t’accuse », une minute de silence se crée, tout le monde le poingt levé. Suzane ne l’a pas demandée, elle l’a imposée par sa prestance. Exceptionnel. Dur d’enchaîner avec Skàld et leur musique viking. Leur set est beau, et visuellement ça marche, mais le trop plein d’émotion est encore là, trop présent pour me permettre de rentrer dans le concert. La surprise du jour c’est Lorde. Bien que très pop pour mes goûts, la scénographie évolutive m’aura scotché pendant 1h15. Entre concert, clip et pièce de théâtre, un réel chef d’œuvre. Clôture avec les légendes de Twenty One Pilots. Du feu partout, une batterie à 15 m de haut, une ambiance de fou. Un vrai show de tête d’affiche. Je reste un peu sur ma faim tout de même, mes attentes étaient importantes. Je regrette notamment le fait que beaucoup trop de choses que l’on entend ne soient pas jouées en live (comme ils ne sont que deux sur scène). Le show gagnerait à ajouter quelques personnes sur scènes, même plus en retrait.

Il est temps d’aller récupérer quelques points de vie, avant de revenir demain, avec le sourire.
Mercredi 22 juillet – La plus grosse journée de la semaine
Retour sur la plaine de l’Asse pour un véritable marathon de concerts. Le programme est chargé.
On attaque avec les Lausannois de 90. Du post punk énervé. Un chanteur qui transpire ses émotions. Claque dès l’ouverture. Sam Sauvage ouvre la Grande Scène. Un plaisir de le retrouver, son énergie est communicative. Personnage unique, moment de partage fort. On rit, on danse, on chante. La partie plus triste (mais belle) de son set est omise, un choix courant lors des tournées des festivals. Retour dans le village du monde, et plus particulièrement en Islande avec Asgeir. Petit moment de pause, tout en douceur. Quelle voix. The Last Dinner Party. Queendom. Les reines. Un univers musical et visuel unique. Une foule happée. Un passage pour la Club Tent pour le rock emo de Max Baby, efficace. Les Parisiens de Feu! Chatterton enflamment la Vega. C’est une véritable course pour voir tout le monde. On passe sous le Dôme pour retrouver la force pure de Eivør. Encore une claque. La voix de la chanteuse envoûte tout le monde. La tête d’affiche de la journée c’est The Cure. Légendes. Un show millimétré. La voix de Robert Smith n’a pas bougé. On aurait aimé un peu plus d’interactions avec le public, ou du moins que le groupe montre une plus grande joie d’être là, mais le concert reste incroyable. Une fin de journée en beauté.

On ratera malheureusement Kompromat, pour aller dormir quelques heures. La semaine est loin d’être finie mais on a déjà hâte de revenir sur site !
Jeudi 23 juillet – Journée majoritairement féminine et ça fait plaisir
Encore une journée ensoleillée à Nyon. C’est parti pour un troisième jour au Paléo Festival !
Journée sous le signe des Queens, et la mise dans l’ambiance est immédiate. Marie Jay, Lausannoise, nous envoûte avec sa pop fraîche mais acérée. Tourne, tourne. Autour de Miki. Deuxième Queen de la journée. Un set qui donne le sourire. On se sent bien à la Vega. L’énergie solaire de Miki est communicative et on sort de ce concert avec une vraie sensation de bien être. Place aux légendes de la trip-hop. Morcheeba. Iels déroulent leurs plus grands tubes, mais aussi leurs morceaux plus récents. Une carrière qui impose le respect. Une Queen de plus sur scène. Une voix d’une autre planète. La bosslady Théodora envahit la Grande Scène. Une affluence de fou. Une scénographie énorme. Un show XXL. Steve ‘N’ Seagulls. La reprise de Gojira au banjo que personne n’attendait. C’est drôle. C’est bien fait. On adore. Et puis la tête d’affiche de la soirée. Peut être le plus gros show du weekend. Gorillaz. Damon Albarn a emmené avec lui une quinzaine de musicien•nes. À la croisée entre cinéma et concert. Monumental. Je n’avais aucune attente sur ce concert, ne connaissant pas particulièrement les derniers albums du groupe virtuel, et j’ai vraiment été scotché par la performance.

En bref, une journée encore exceptionnelle sur la plaine de l’Asse. Peu importe la fatigue, la musique nous garde en vie. Et on a toujours hâte de revenir le lendemain.
Vendredi 24 juillet – Le dernier jour
Notre séjour doit malheureusement être écourté et c’est donc notre dernier jour sur le site du Paléo Festival, et encore des belles choses au programme.
Début de journée 100% Queens. Roxane. La chanteuse genevoise nous envoûte avec sa voix aux couleurs soul. Solann. Queen des Queens. Sixième concert pour moi et je m’en lasse toujours pas. Son univers clair obscur me colle les frissons à chaque fois. Camille Yembe apporte le soleil sous le Club Tent. Une pop dynamique et solaire. D’autres moments plus doux. Dans l’émotion. Eihwar. La claque de la journée. Un pagan folk made in France qui envoie. Les frissons tout du long. Envoûtés par une chanteuse à la prestance exceptionnelle. On a déjà envie de les revoir. La journée s’achève avec une tête d’affiche de nouveau au niveau. Orelsan. Grosse production. Grosse ambiance. Le personnage est toujours aussi sympathique. Et on adore.

Merci au Paléo pour ces quatre jours d’exception. On s’est régalé.
Merci aux bénévoles. Sans vous rien n’est possible.
Merci aux festivalier•es. L’ambiance était là.
Merci la Suisse, on reviendra.
Photos : Pierre Target (à retrouver sur Instagram)
Des live reports vidéo sont également disponible sur le compte @_bienlbonsoir_
