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Cabaret Vert 2025, le dimanche 17 août 2025, Charleville-Mézières (08)

Et c’est reparti pour un tour, direction Charleville-Mézières!

Revenir en terres ardennaises comme l’an passé, alors première expérience du Cabaret Vert, s’annonçait comme un vrai plaisir. Pour cette édition Thibault était parti en éclaireur les jeudi et vendredi, avec Benoît nous déboulons pour la seconde partie, soit les samedi et dimanche. Retour donc sur notre présence au coeur de cette édition « bleutée ».

Ceci est la seconde partie du live report rédigé pour cette édition. Ci-joint le lien vers la première, à savoir le samedi 16 août. 

 

 

Deuxième et dernier jour à Charleville-Mézières et une fin en apothéose avec la venue de Will Smith!

Mais avant cela, on démarre la journée avec le visionnage de QOTSA sur ARTE. Histoire de rédiger les premières ébauche de report et pendant que Benoît dérushe sa foultitude de clichés d’hier… En tout cas, on part relativement tôt dans l’aprèm afin de ne pas rater la fratrie qui oeuvre sous l’étiquette Candeur Cyclone.

Une belle découverte que l’on s’est étonné de reprendre sur le chemin nous conduisant au festival avec le titre on-ne-peut-plus efficace Couleur pastel. Et ô bonheur, il fait partie de la setlist du jour! Accompagné sur scène de Dani Terreur (auteur d’un titre passé qui lui aussi trotte bien dans les esprits, Colosse de Rhodes pour les plus curieux). Bref, ça fonctionne bien et le public, essentiellement constitué de teenagers est aux anges. Une affaire rondement menée. A suivre…

 

Candeur Cyclone

 

La suite de ce dimanche se jouera pour nous côté Razoback.

C’est une bonne rasade de post punk que les festivaliers viennent prendre sur la Razorback aux bons soins des Néerlandais de Tramhaus. La formation est excellente et même sous un soleil de plomb le leader, Lukas Jansen ne cesse de s’agiter: les sauts et autres jets de jambes sont pléthoriques. Jubilatoires à souhait!

A relever, c’est la première formation aux accents politiques ce jour sur cette scène…

 

Tramhaus

 

Le show se termine bien vite à notre goût et nous migrons désormais en direction de la scène Zanzibar.

Si hier le girl band qui s’est emparé de la grande scène évoluait dans un registre brut et à la scénographie dépouillé, aujourd’hui avec The Last Dinner Party il en est tout autre. Les Londoniennes ont posé leur décor puisant dans l’antiquité, le céleste, les paillettes, bref l’ambiance est plus perchée.

Et comme il y a un mois aux Eurockéennes de Belfort, c’est parti pour un moment suspendu, gracieux, dans lequel les harmonies vocales apparaissent comme la matrice du groupe. C’est tout simplement beau. Les titres sonnent divinement bien et cela bien au-delà du succès du single Nothing matters. On a hâte que le prochain album, prévu pour cet automne sorte dans les bacs!

The Last Dinner Party

 

Arrive le temps phare pour le rap made in France. Si Oxmo Puccino prend ses quartiers au coeur de la forêt par-delà la Moselle, le chantre de l’amour élégant enchante la foule de la Greenfloor, Claude MC Solaar s’est installé sur la scène principale et enchaîne les titres qui pour certains aujourd’hui appartiennent au patrimoine musical national: Victime de la mode, Bouge de là, Obsolète Caroline ou encore Nouveau western. Le public présent est plutôt familial, preuve s’il le fallait que le rap est un lien intergénérationnel et que les mélodies s’enracinent (un bémol au tableau toutefois: les photos étant interdites, on n’a pas de cliché à vous proposer).

 

Oxmo Puccino

 

De retour sur la scène au sanglier, ça sent la poudre. Oui, il y a comme une odeur de soufre ici car dans une minute va débute le show de Kneecap. Devenue la bête noire des autorités, la formation irlandaise aux convictions nombreuses et controversées est bien là alors que le suspens demeure entier pour la semaine prochaine et leur présence à Rock en Seine, wait ‘n’ see…

En attendant, c’est sur l’excellente introduction qu’est 3CAG que le trio débarque. Chaudement habillés avec leurs coupe-vents (il n’y a pas ici), des lunettes de soleil (la scène lui fait face) et une cagoule tricolore irlandaise visée sur la tête de DJ Provai. D’entrée de jeu, le public est réactif à cette mise en scène et vrille: les pogos, les slams vont s’enchainent inlassablement jusqu’alors la fin du set.

Kneecap

 

Après ce brulot, il fallait bien quelque chose de plus cool. Vampire Weekend apporte de l’air avec ses riffs entrainants et en adéquation avec la saison comme A-punk ou This Life. C’est léger, pop et d’une efficacité déconcertante. Et dire que la dernière fois que je les ai vus, c’était aux Eurocks à l’aune des années 2010, précisément en 2008. En somme, c’était hier!

Vampire Weekend

 

Si la tension semble redescendre un temps côté Razorback (IDLES est amené à clôturer cette scène ce soir), c’est un leurre. La chaleur monte encore d’un cran car voici Wet Leg, notamment à travers la prestation volcanique de Rhian Teasdale. Véritable frontwoman du groupe qui volontairement se place en retrait, la chanteuse aux cheveux rose cuivré défie, provoque et déchaîné la foule. Quand aux titres joués, il faut dire que ceux extraits de l’excellent album Moisturizer sorti il y a quelques jours (mon album coup de coeur de l’année pour le moment!) sont sublimés sur scène. On ne peut s’empêcher de se déhanche en les écoutant, du pur bon bonheur, n’est ce pas cela que l’on vient chercher en festival?! Merci le Cabaret Vert!

Wet leg

 

 

On évoquait le hip hop à la française quelques lignes plus haut, voici peut être l’une de ces nouvelles plumes en la personne de Dali. Ayant déjà une base conséquence en terme de fans, l’artiste est en plein essor et profite des festivals pour imprimer piano sa marque. A suivre…

Dali

 

Point commune en MC Solaar et Julien Doré??? Pas d’autorisation pour photographier… désolé;)

Allez une petite d’ambiance…

Julien Doré

 

Journée aux accents politiques disait-on … voici le tour d’IDLES. Si la troupe est désormais une bête de scène bien rodée, que l’on – môssieu tout le monde –  se doit de voir aujourd’hui, c’est toujours un régal pour les aficionados de la première heure de voir Joe Talbot et ses compagnons de jeu toujours à fond, honnêtes et mouillant le maillot, alors que les années s’égrènent lentement, mais surement. Les titres des premiers albums sont toujours parmi les plus rugueux en concert, mais ceux de Tangk, petit bijou post punk savent aussi faire montre d’une autre forme de puissance et cela même lorsque la batterie se tait. On sait à quoi s’attendre dans l’instant qui suit, la tempête! Tant sur scène que dans le public! Et c’est là que le susnommé « môssieu tout le monde » est perdu 😉 Plus sérieusement, cette journée côté Razorback a été dé-chai-née!

Idles

 

Et comment conclure après tout cela?! Oui tout cela s’est donné à voir et à entendre surtout ce dimanche… ben on va voir un grand show à l’américaine! Et avec Will Smith SVP!

Largement décrié (lui aussi) ces derniers temps, le natif de Phillie (fierté qu’il arbore sur sa première tenue de scène) est bien là à Charleville-Mézières, il a pris le temps cet après-midi se saluer tout ceux qui venait à son contact, a travaillé avec une cinquantaine de danseuses locales pour le grand final que sera le thème de MIB, a échangé, rit et reconnu des fanatiques arrimées à la crash barrière, … bref, le spectacle fut total et inoubliable. A ce titre, ce cru du Cabaret Vert a touché des sommets! Merci aux programmateurs!

Will Smith

-Mots : Emilie BABE

-Crédit Photos: Benoît GILBERT et Thibault DRUTEL

Encore un grand grand merci à toute l’équipe du festival pour son accueil, sa disponibilité, sa réactivité et surtout sa gaieté! Mention spéciale à Lara!

On se dit à l’an prochain?!  😉

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