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Ghost / Impera

Les fantômes suédois effectuent leur grand retour, 4 ans après un très bon album Prequelle duquel furent extraits les singles Rats et Dance Macabre. 
Ce nouvel opus de Ghost, le cinquième, est baptisé Impera. Il fait suite, entre autres, à Prequelle (2018) ou encore Meliora (2015).

Rien de nouveau sous le ciel de Suède dira-t-on, cette cinquième galette ne revêt en soi aucune innovation par rapport aux précédentes mais, pour le 
résultat obtenu, on ne saurait reprocher à la formation de LinKöping ce manque de créativité, tellement Meliora et Prequelle avaient été d’une 
impressionnante efficacité. On a ainsi pu en juger par les singles Cirice, He Is (Meliora) ou même Rats pour Prequelle.
Les thèmes des compos ne varient guère non plus, qu’il s’agisse de la peste noire ou du diable. Pour un groupe de metal suédois, évoquer les rites 
anciens des vikings et de la sorcellerie s’avère chose aisée.
Le petit plus vient du titre lui-même. Dans Impera, il y a empereur, voire empire. Kaisarion, par exemple, fait référence au dernier pharaon égyptien 
Ptolémée, Jules César n’étant pas loin non plus.

Impera a été produit par le manitou fétiche de Ghost, à savoir Klas Ahlund tandis qu’il incomba à Andy Wallace la tâche du mixage.

À l’automne dernier, débarquait par surprise et sans crier gare le single Hunter’s Moon figurant comme générique de fin du film Halloween. À l’instar de 
Rats ou de Dance Macabre, Hunter’s Moon se révèle bien dans l’esprit de Ghost, tonitruant par les guitares et d’un rythme effréné comme il faut. 
Quelques voix ont même parlé d’influences Rammstein, lesquelles sont étayées par de furieux riffs de guitare et des vociférations graves de vampires.

Changement radical avec Call Me Little Sunshine que l’on peut comparer à Cirice mais en moins épique. Pourtant, tous y est : petite touche agréable de 
piano au début, guitare douce ainsi que puissance émotionnelle dans la voix de Tobias Forge, un chant que des chœurs viennent formidablement 
seconder. Le groupe suédois affectionne les ballades d’anthologie telles que Cirice et He Is, Call Me Little Sunshine ne fait que confirmer ce propos, 
installant définitivement Ghost parmi les formations metal les plus polyvalentes à l’image de Metallica.

La sempiternelle question de l’éventuel futur album commence à se poser, une réponse qui nous parviendra rapidement avec la parution d’Impera 
envisagée pour cette année (le 11 mars précisément).

Allier bon rock rentre-dedans et émotion, ce credo a toujours été l’apanage de Ghost. L’explosif Kaisarion et le sulfureux Watcher In The Sky, pour ne 
citer que ces deux morceaux, en sont les preuves vivantes. Pas de surprises ni d’inventivité on l’a dit, mais du rock à la puissance 1000 tel que Ghost 
peut nous en gratifier, exactement comme sur Meliora et Prequelle.

Sans pour autant être considérés comme des morceaux hard pur et dur, Spillways et Grift Wood valent tout de même leur pesant de cacahuètes. Le 
premier (Spillways) laisse également apparaître le piano alors que le second (Grift Wood), surtout dans son début, n’est pas sans nous rappeler le jeu 
de guitare de Van Halen.
Twenties, dont les cuivres ont un aspect déroutant pour qui entend ce morceau pour la première fois, est fabriqué dans la même veine. Pas de panique 
à bord cependant, on retrouve bien vite le mordant de Ghost, les guitares ayant pour mission de nous sucer le sang tels des vampires assoiffés 
d’hémoglobine.

On parlait des ballades dont seul Ghost a le secret, citons encore le poignant Darkness At The Heart Of My Love qui, assurément, aurait très bien sa 
place dans une playlist Sensation Love, pas bien loin de Nothing Else Matter ou, plus proche de nous, de When You Know (Where You Come From) 
de Scorpions.
S’ils avaient été plus longs et construits, des morceaux comme Imperium, Dominion et Bite Of Passage auraient figuré dans ce nombre mais le sort en 
a décidé tout autrement, provoqué il est vrai par la maison de disques.

Un album qui se conclue de toute beauté avec Respite On The Spital Fields, morceau le plus long d’Impera de 6 minutes 42. Respite On The Spital 
Fields est une autre compo lente à laquelle des claviers apportent une bonne teinte électronique. Un épilogue en apothéose? N’exagérons rien mais il 
faut bien reconnaître que l’on s’en rapproche. Quelques deux ou trois minutes supplémentaires et on atteignait ladite apothéose.

Impera est donc l’égal de ses prédécesseurs, ni meilleur ni moins attrayant. La formation suédoise de Tobias Forge se montre fidèle à elle-même, sans 
nous prendre au dépourvu, sauf au début de Twenties aux allures de symphonie classique mais, puisqu’il le faut bien, on s’y fait en sachant que l’on aura 
affaire à un morceau rock tant puissant que magistral.

Ghost et Impera passeront par l’Europe pour une belle tournée, laquelle fera étape à l’Accor Arena le 18 avril prochain. Les suédois devraient être déjà 
bien rodés, sortant d’une tournée américaine effectuée aux côtés d’autres scandinaves, les danois de Volbeat.

Le rock metal, si l’on en doutait encore, possède en Ghost ses empereurs et ambassadeurs les plus crédibles, n’ayant rien à envier à Ptolémée et Jules 
César.

Impera : prenez garde aux fantômes même si, on vous le certifie, ceux-ci sont loin de vous faire peur!



			
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