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BROR GUNNAR JANSSON + THE HOOK, le vendredi 18 septembre 2020, Le Noumatrouff, Mulhouse (68)

De retour au Nouma! De retour dans une salle de concert! Et avec du public, SVP! Une première depuis plus de 6 mois. Un soulagement? Une bouffée d’air bien que les masques soient vissés sur tous les visages de la petite centaine de personnes réunie pour l’événement. Quant aux lieux, ils ont été totalement réaménagés: marquage au sol omniprésent, sens unique de circulation impératif (tant à l’extérieur, qu’à l’intérieur et aux abords du zinc), affichage des gestes barrière dans chaque salle, rappel des agents de sécurité avant les concerts… bref toute l’équipe du  Noumatrouff s’est mise au diapason pour accueillir de nouveau son public et garantir ces moments récréatifs, culturels et de sociabilité ô combien nécessaires. MERCI à vous!

 

THE HOOK

Ce soir The Hook se présente dans une configuration resserrée : Eric le batteur n’est pas de la partie pour cette performance acoustique. La SG chère à Hugo est donc restée dans son étui, les gars sont posés, comme son auditoire d’un soir et Dylan a même rapporté l’artillerie lourde : la contrebasse noire trône côté jardin.

L’exercice déjà tenté cet été lors des Apéros Sonores confirme que l’unplugged sied également à la formation mulhousienne, davantage coutumière de sets électrisés et vénéneux. Ce soir, Jo, son harmonica et ses deux acolytes sont tout aussi adroits et accrocheurs. Porteur d’une nostalgie totalement assumée, prenant sa source dans les profondeurs du blues, des Stones, The Hook offre une belle entame de soirée. Une impression qui fleurait déjà bon avec la ballade Before the moon’s gone présentée il y a quelques semaines sur le dernier 45t du groupe, titre également au menu de ce vendredi. Un moment agréable mais partagé par des happy few au vu de la trajectoire prise par cette année 2020…

 

BROR GUNNAR JANSSON 

C’est maintenant le tour du Suédois au visage émacié de fouler les planches du Nouma. Les débuts semblent tendus, au point que le premier titre, Body in a bag, se solde par une corde sectionnée. Affichant un sourire de circonstance, le guitariste extrait de sa Telecaster le faiblard fil d’acier et dépose sur son râtelier la désormais 5-cordes.

Passé cet épiphénomène préliminaire, le concert se déroule sans ambages, dans un style qui fédère au blues des accents stoner, du rock et des virées expérimentales durant de longues minutes. Tapie sous des couleurs de glaciers arctiques, la formation transporte un public ravi vers ces territoires sonores titillant le psychédélisme. Ça se trémousserait bien dans cette fosse quasi-inerte, mais attention c’est un concert assis, pas de standing ovation ! Du coup, ce sont les épaules qui font le job pendant The machine ou encore Will you help me when I’m old ? ; les applaudissements sont nourris bien que la salle soit modestement remplie.

 

Fin du spectacle, certains quittent le lieu, les autres préfèrent trainer encore plusieurs minutes autour d’une bière et d’une clope dans l’espace dévolu à l’extérieur. Quoiqu’il en soit, on suit les flèches, masques sur le nez… Des contraintes certes, mais revivre des concerts (en salle) aujourd’hui est un plaisir bien fragile et compté.

Mots et crédit photos: Benoît GILBERT

Merci à toute l’équipe du Noumatrouff pour votre accueil et votre résilience!

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