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Green Day, Father of all Motherfuckers.

Quatre ans après Revolution Radio, la formation emmenée par Billie-Joe Armstrong ressort du bois avec Father of all motherfuckers, son treizième album. Il succède notamment à Dookie (1994), American Idiot (2004) ou encore 21st Century Breakdown (2009). Un nouvel album sur lequel Green Day, c’est le moins que l’on puisse dire, se montre capable du pire comme du meilleur. Father of all motherfuckers n’est ni complètement bon ni réellement mauvais.


Contrairement aux nombreuses spéculations entendues ici ou là, cet opus bannit totalement le thème de la politique. Au diable les opinions et les diatribes anti-Trump alors que George Bush Jr, dans American Idiot, en prenait plein son grade. Le leitmotiv de Father of all mother fuckers est l’insouciance conjuguée à l’adolescence. Green Day a puisé sa source d’inspiration dans la soul et le motown (par exemple Prince, fréquemment cité par Billie-Joe dans les diverses interviews).

Musicalement parlant, les sommets sont bien loin d’être atteints, bien que tout ne soit pas forcément négatif sur ce LP. dix morceaux dansants et entraînants, qui rendent leurs lettres de noblesse aux anciens standards du rock. Stab you in the heart, que les Stray cats auraient très bien pu s’approprier, en témoigne par ses influences rock à Billie. Sugar youth est du même acabit, hyper remuant, se rapprochant toutefois du véritable son Green day qui  s’entend sur Basket case (Dookie) et American idiot (extrait de l’album éponyme) pour ne citer que ces deux morceaux.
Meet me on the roof, quant à lui, est sans relief et ne présente aucun intérêt. A l’écoute de cette compo, on ne ressent strictement rien, ennuyeux et désolant.

D’insouciance et d’adolescence, il en est question dans I was a teenage teenager qui figure parmi les meilleurs morceaux de cet album.
Les deux premiers singles dévoilés, Father of all et Fire, ready, aim ont quelque peu dérouté nos habitudes car la voix de Billie-Joe Armstrong n’était absolument pas reconnaissable. Bien malin qui pouvait deviner que c’était du Green day qu’on entendait.

Les grandes satisfactions de ce disque, ces morceaux qui comptent dans la carrière d’un groupe, on y vient sans plus tarder. Il y a Junkies on a high que l’on peut sans mal comparer à Boulevard of broken dreams (American idiot) et 21 guns (21st Century breakdown), tellement la rythmique est la même pour les trois compositions.
Dans un registre plus rentre-dedans, on citera les dynamiques et trépidants Father of all, Oh yeah ! ou encore Fire, ready, aim. Le chantant et joyeux I was teenage teenager est aussi de la fête à l’instar de Graffitia qui, dans sa rythmique endiablée, ressemble trait pour trait à Oh yeah !

Les trois meilleurs morceaux de cet album ne sont pas difficiles à identifier. Il s’agit de Junkies on a high, Father of all et Fire, ready, aim. Ils font ressortir tout le meilleur de Green Day sur ce nouvel opus, dans des compos à la cadence lente comme trépidante.

Green Day étrennera Father of all motherfuckers lors d’une tournée mondiale qui débutera en Asie au mois de mars et passera notamment par l’U Arena de Nanterre le 13 juin. Précisons que Green Day sera accompagné de Weezer et Fall out boy. Father of all motherfuckers ne restera certes pas dans les annales mais Green Day ne doit pas pour autant être boycotté lors de ses concerts.

Un album mi-figue mi-raisin, qui souffle le chaud et le froid dans sa version studio, joué sur scène peut très bien vous surprendre agréablement !
Note de 6 sur 10.

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