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BLACK PUMAS, le 08 février 2020, L’Alhambra, Paris (75)

En première partie des Black Pumas, on découvre parce que l’on est jamais mieux servi que par soi-même,
l’un des membres du groupe, en l’occurence, Jaron Marshall, leur clavier. Celui-ci délivre un peu plus de
vingt minutes d’instrumentaux entre jazz, funk et soul. Tellement bien que l’on aurait aimé que cela dure
un peu plus longtemps. En tout cas, une excellente entrée en matière qui aiguise l’appétit.

Depuis déjà plusieurs mois, Black Pumas s’est mis à cartonner un peu partout dans le monde et
particulièrement en France, où le public est plus nombreux à chacune de leurs apparitions. En moins d’un
an, c’est déjà leur troisième concert à Paris après une première partie de The Heavy en mai dernier à la
Maroquinerie et une Boule Noire en novembre.

Le concert débute de bien belle façon avec « Next to You », « Black Cat », « Old Man » mais ce n’est
encore rien par rapport à ce qui nous attend. Les concerts de soul/funk montent toujours en température au
fur et à mesure que le show avance. Ce soir ne fait pas exception à la règle. « Know You Better » atteint
ainsi des sommets et l’on reste estomaqué par la performance vocale de Eric Burton. Et que dire de « Mrs
Postman », du niveau des plus grands classiques soul. Sur « Touch The Sky », le groupe de Austin
réveille le fantôme de Hendrix avec ce blues poignant. Sublime à tous points de vue. « Confines » est tout aussi fort avec ce son qui rappelle les meilleures productions du Philly Sound. Le concert atteint alors les sommets. Il règne dans la salle une ambiance digne des shows des années 60 et 70 avec un public qui pousse le groupe à donner le meilleur de lui-même.
Black Pumas nous offre ensuite une extraordinaire version du classique soul de Bobby « Blue » Bland,
« Ain’t no love in the heart of the city », déjà repris autrefois par des musiciens aussi divers que Whitesnake
ou Jay-Z.

Le combo termine son set sur un très beau « OCT 33 » qui arrache des frissons et montre un groupe qui se
révèle incontestablement comme le plus digne héritier de Otis Redding, enchainé avec le « tube » « Colors » repris en choeur par une foule en liesse, avant de quitter la scène.

Le sextet revient ensuite pour un court rappel : une excellente version de « Fire » suivi d’une jolie reprise
guitare-voix du « Fast Car » de Tracy Chapman. Un très très beau concert qui montre que le succès de ces Texans est plus que mérité. Black Pumas a su reprendre l’esprit du Philly Sound, de Otis Redding et de Sly and The Family Stone sans le trahir et sans être pour autant passéiste. Un sacré challenge mais plus que réussi.
-Pierre-Arnaud Jonard

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