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RIVAL SONS + THE LAST INTERNATIONALE, mercredi 13 Novembre, Docks de Lausanne (Suisse)

Ce mercredi soir, contrairement à tous les frontaliers qui se pressaient de regagner la métropole en s’entassant dans les bouchons habituels de fin de journée à Pontarlier, nous avons tranquillement pris la route de la Suisse pour aller voir un des meilleurs groupes de blues-rock actuel, les Rival Sons, qui se produisaient aux Docks de Lausanne.

A notre arrivée 15mn avant l’ouverture des portes et malgré le froid, il y a déjà une belle file d’attente devant la salle, signe qui ne trompe pas quand à l’engouement suscité par le groupe qui va jouer une fois de plus à guichets fermés.

Fidèles à la ponctualité légendaire de nos amis helvètes, les portes ouvrent à 19h30 précises, ce qui nous laisse le temps de nous restaurer avant l’entrée en scène exactement 1h plus tard du premier groupe de la soirée, The Last Internationale.

 

Un début de soirée prometteur !

 

Le trio rock new-yorkais attaque pied au plancher dès le premier titre où la chanteuse/bassiste Delila Paz requiert la participation du public pendant que le guitariste Edgey Pirès, qui ne tient pas en place, ne cesse de l’haranguer à grands coups de riffs.

Les 3 premiers titres s’enchaînent sans temps mort. On sent le groupe pressé par le temps au point que Delila sera même victime d’une chute, visiblement sans mal (ce que nous lui souhaitons!). effectivement le set est de très courte durée: 5 titres seulement! Dommage car leur prestation était convaincante, notamment dans leur envie d’échanger avec le public, Delila allant même jusqu’à parcourir le pit pour serrer les mains des premiers rangs, tout en chantant à capella sur l’avant-dernier morceau, un très beau moment.

Heureusement pour nous et pour les bisontins, l’Antonnoir vient d’annoncer que The Last Internationale se produira chez eux le 23/02 prochain, ce sera l’occasion de découvrir ce groupe prometteur plus amplement.

 

Rival Sons assure

 

Le temps de changer de plateau et c’est au tour de la bande à Jay Buchanan de faire son entrée en scène sous les vivas de la salle archicomble. Le set commence avec “End of Forever” issu de l’excellent dernier album des Sons sorti en début d’année, Feral Roots, auquel ils feront la part belle ce soir ainsi qu’au plus ancien Great Western Valkyrie.

C’est cependant sur “Pressure and time“, titre emblématique du groupe au riff d’intro addictif, que le public manifestera clairement son enthousiasme, et ce n’est pas l’enchaînement “Secret” et “Too Bad” qui le fera redescendre, bien au contraire. Les riffs du guitariste Scott Holiday, qui change de guitare presque entre chaque titre, sont somptueux et Jay Buchanan impressionne par sa voix qu’il semble pousser jusque dans ses retranchements… et c’est en effet malheureusement le cas puisqu’il annonce ressentir des problèmes au niveau de ses cordes vocales, il s’en excuse mais rassure immédiatement en disant qu’il va tout donner, ce qui galvanise l’audience qui saluera la performance de l’artiste par des salves d’applaudissements sur le majestueux “Where I’ve been“.

S’ensuit un solo du batteur, qui on l’espère, permet au chanteur de reposer sa voix. Toutefois, bien que les titres “Feral roots” et “Open my eyes” soient parfaitement exécutés pour notre plus grand bonheur, le concert s’achève sur le titre suivant, le très beau “Shooting Stars“. Le public est appelé une nouvelle fois à soutenir le chanteur en remplaçant la chorale gospel de la version studio.

C’est donc à regrets et en s’excusant que le groupe salue chaudement la salle qui ne manifeste cependant aucun mécontentement tellement la prestation, même raccourcie, était de très haut niveau… de quoi faire regretter aux frontaliers de se précipiter chaque soir dans les embouteillages alors qu’ils pourraient profiter de tels moments!

 

  • Fabien Mathieux
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