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This is not a love song 2019 – Deuxième Jour

Courtney Barnett, le 31 mai 2019, Festival This is not a love song, Nîmes, Sophie PONÇOT

Vendredi 31 mai

C’est sous un soleil éclatant que nous prenons la direction de Nîmes pour la deuxième journée du festival This is not a love song.

Les aléas de la route nous font arriver à la fin du concert de LOU DOILLON. Tant pis, nous nous dirigeons scène Mosquito où un grand nombre de personnes s’est rassemblé pour écouter BIG THIEF. Adrienne Lenker et ses compagnons proposent une folk sombre, aux mélodies déchirantes. Instantanément, on est hypnotisées par la voie claire et profonde de la chanteuse américaine. L’ensemble du public semble captivé par la chanteuse au crâne rasé et ses 3 musiciens.

Après ce concert, les personnes venues profiter des animations gratuites de l’après-midi quittent la Paloma tandis que les festivaliers profitent de l’accalmie pour boire un verre avant le flot de concerts du soir.

Pour débuter la soirée, nous nous rendons dans la grande salle, curieuses de découvrir DTSQ, un groupe tout droit venu de Séoul. Nous avons le droit à une superbe démonstration de rock psychédélique ! Les guitares grondent, le son est superbe. Les quatre musiciens nous prouvent ce soir qu’il n’y a pas besoin d’être anglo-saxon pour faire du rock. Toute l’assemblée est conquise et la fosse ne se fait pas prier pour enchaîner les pogos. Entre deux morceaux, le chanteur nous fait écouter des messages enregistrés en français sur son portable : « Merci à tous d’être là. Nîmes est très gentil ». Rires instantanés dans toute la salle, merci google traduction (« Nîmes is very nice » en anglais) pour ce bon moment ! À la fin du set, on repart des étoiles plein les yeux. DTSQ est une belle découverte, et même, osons le dire, un véritable coup de cœur.

Pour continuer, direction la scène extérieure Flamingo pour la très attendue COURTNEY BARNETT. On s’attendait à un concert plutôt folk, ambiance « feu de camp » mais c’était naïf de notre part. Nous sommes face à du rock brut et puissant sublimé par la voie de Courtney. La chanteuse australienne est débordante d’énergie.

Après ce beau set, on s’accorde une petite pause gourmande auprès des foodtrucks. Le parfait moment pour écouter quelques talents (ou casseroles ?!) interpréter de célèbres tubes au barrio, un petit camion transformé en plateforme karaoké pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Nous gagnons de nouveau la grande scène extérieure pour voir la sensation électro de la soirée, JAMES BLAKE. Le compositeur anglais est accompagné de 2 musiciens. Les trois hommes sont en ligne, positionnés sur des plateformes lumineuses. Visuellement c’est superbe mais l’on regrette que James Blake soit très souvent de profil, au clavier. Il se lèvera tout de même pour chanter quelques titres face au public. Le talent de James est de savoir jongler d’un style musical à l’autre : electro, trap, rock… L’anglais ne cesse d’impressionner et de délivrer un son pur, plein d’émotions.

C’est le cœur conquis que nous repartons de Nîmes. On a du mal à croire qu’il ne reste plus qu’une journée…

Par Séverine Quinault
Crédits Photo : Sophie Ponçot

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