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LENNY KRAVITZ, Raise Vibration

Le temps passe mais semble n’avoir aucune prise sur Lenny Kravitz. Bientôt 30 ans de carrière depuis le fabuleux Let Love Rule et toujours la même passion, la même facilité à nous ancrer ses mélodies dans la tête, un son vintage revendiqué (et renforcé par le fait qu’il joue une fois encore la quasi-totalité des instruments) et le même message : l’amour.

Toujours solidement épaulé par Craig Ross, il nous livre ici une bien belle collection de chansons nous demandant de nous élever en toute fraternité. C’est un album authentique qui respire et nous fait sentir les instruments. Par exemple, le morceau-titre Raise Vibration semble avoir été enregistré en une prise. Il nous invite instantanément à la scène et promet un moment rare en LIVE, les moments instrumentaux rappelant le single (mentionné plus haut) qui fit la gloire de Kravitz en 1989.  

S’il nous fallait résumer cet album en 2 mots, simplicité et efficacité nous viendraient immédiatement à l’esprit. Et dès l’entrée en matière, tout est là…la simplicité de 2 accords plaqués qui montent doucement, la voix placée qui se fait vite plus puissante et impliquée à l’arrivée de la batterie pour amener au refrain nous disant qu’on y arrivera si nous sommes unis : we can get it all together ! Lenny reste préoccupé par la vraie vie, souhaite garder les pieds sur terre, ne pas être aveuglé par la célébrité et même Michael Jackson vient le soutenir sur Low en apposant sa signature vocale que l’on reconnaîtra sans mal.  

Le King of Pop n’est pas le seul de ses héros conviés à la fête si on prend en compte les diverses influences que l’on ressent à l’écoute de l’album. Sur Who really are the monsters ? le son se fait plus Princier autant au niveau de la voix que des cuivres faisant monter un jam monstrueux que feu son compère de Minneapolis n’aurait pas renié. Quant aux paroles, elles pourraient faire échos au Masters of War de Dylan, ces monstres pouvant bien être les dirigeants politiques qui continuent à envoyer des bombes à l’abri de leurs bureaux : The war won’t stop as long as we keep dropping bombs. Avec It’s enough, c’est au tour de Marvin Gaye et du son de la Motown de faire leur entrée pour un Lenny Kravitz plus vindicatif qui en a assez de ce monde où inégalités des droits de l’homme, nourriture génétiquement modifiée et soif de pouvoir sont loin d’avoir disparu.

Les autres pépites de l’album se nomment Johnny Cash et Here to love.  Avec la première, on entre dans l’intimité du chanteur le jour où il a perdu sa mère et que Johnny Cash et sa femme June Carter l’ont réconforté. Une belle balade très Kravitzienne avec ce son de guitare acoustique et de basse estampillé Lenny. Pour la deuxième, posée sur un écrin de piano et de cordes, il nous est rappelé qu’il n’y a plus de temps à perdre à nous haïr, que seuls l’amour et l’unité autour de la race humaine pourront nous sauver : We are here to love, there’s no room for hate, we are just one human race. Le chœur gospel de la fin fait monter l’intensité d’un cran et ce jusqu’à la note finale.

Le reste de l’album se fait plus léger à l’écoute mais garde son lot de beaux moments avec notamment 5 more days ‘til Summer et Ride, où là encore, les fidèles de Lenny reconnaîtront sa patte et pourront bouger la tête sans grande difficulté. Un album plus qu’agréable donc où inspiration, protest songs et hommage à ses pairs sont en parfait accord.

Mars’ial

https://www.youtube.com/watch?v=m0VylUb7Dak

Artiste : LENNY KRAVITZ

Album : Raise Vibration

Label/distribution : BMG

Date de sortie : 07/09/2018

Genre : Rock/Pop/Funk/Soul

Catégorie : Album rock 

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3 comments
  1. Bel article Mars’ial
    On l’a vu à Taratata et t’a bien transmis le ressenti que l’on a eu en regardant l’émission et tu donnes envie d’acheter l’album .

  2. Moi j ai déjà craqué pour “low “et en lisant cet article si bien décrit
    J ai juste envie de vite acheter l album

  3. J avais déjà craqué pour”low” et avec une telle description de l album je n ai qu’ une envie C est d aller vite l acheter

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