NEIL YOUNG AND PROMISE OF THE REAL, The Visitor

A peine deux mois après la sortie du magnifique Hitchhicker (Reprise Records, 2017) composé de morceaux vieux de 40 ans, le songwriter canadien remet le couvert avec une nouvelle galette et un nouveau groupe. Ouvrez vos oreilles !

Ce vendredi 1er Décembre, tout se bouscule pour le Canadien de 72 ans : la mise en ligne de l’intégralité de ses productions et de quelques raretés en haute définition sur un site en accès gratuit pendant 6 mois ; un concert prévu dans sa ville d’origine Omemee et la sortie de son 39ème album accompagné par le groupe The Promise of the Real, qui remplace les feu Crazy Horse.

Au cas où le message ne serait pas passé, celui qui  fera taire le Loner n’est pas encore de ce monde et nous n’allons pas nous en plaindre. Car s’il y a une chose que Neil Young a intégré depuis longtemps, c’est que notre voix est une arme contre les oppresseurs et les grands despotes de ce monde, tous corps de métiers confondus. Monsanto et Starbuck en on fait l’amer expérience. 

Allready Great, premier titre de l’album résume bien cette posture. Il est Canandien et c’est pourtant pour les Etats-Unis que son cœur bat dans ce morceaux rock qui appelle tout un peuple à se révolter fasse au crétin à la mèche aussi folle que ses idées qui squatte le bureau ovale. Des guitares puissantes sonnent la charge, accompagnées par des chœurs militants, la première banderille est plantée. Il en reste 9…

Cette entrée en matière laisse présager un album dur, ostensiblement rock. C’est oublier rapidement le coté bipolaire de l’homme. Ainsi The Visitor se ballade entre  rock blues et folk, nous proposant un road trip aux directions multiples et parfois déroutantes.

Le rock tout d’abord, on le retrouve sur le titre Stand Tall et ses guitares ultra saturées ainsi que sur le so funky Fly by Night Deal.

Le blues old school sur Diggin’ a Hole blues et  lancinant dans le très bon When Bad Got Good.

La folk avec les ballades Almost Always et Change of Heart. Son harmonica ne pouvait pas rester ainsi au placard et méritait une petite apparition. Les choeurs  sont habilement utilisés dans plusieurs compositions de l’album, une façon peut-être de prôner le rassemblement et l’unité.

Ses morceaux cotoient des titres plus innovants comme Carnival, fresque new orléanesque barrée et  l’émouvant Children of Destiny , mini comédie musicale, appelle les générations futures à préserver notre planète.

L’album se clôture avec Forever, une dernière ballade engagée de plus de 10 minutes.

The Visitor ne restera pas comme le plus marquant des albums de Neil Young. Toutefois on ne se lassera jamais de son engagement et de sa volonté de mobiliser. Pour cela, chacun de ses albums méritent et meriteront un intérêt particulier alors see you soon  Loner.

– Rémy Poidevin

 

 

 

Artiste : Neil Young

Album :  The Visitor

Label/Distribution : Reprise Records

Date de sortie : 1er décembre 2017

Genre : Blues/Rock/Folk

Catégorie : Album Rock

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