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H-Burns, Vendredi 22 septembre 2017, L’Antonnoir, Besançon (25)

Trois semaines après son ouverture au public, l’Antonnoir rue de Dole à Besançon proposait une belle soirée avec la présence de H-Burns, groupe devenu au fils des ans une valeur sûre de la scène rock-folk indie, dont le dernier album sorti au printemps dernier avait été particulièrement bien accueilli par la critique.

Il est un plus de 21h00 quand débute la soirée avec Panache qui assure la première partie. Il s’agit du nouveau projet solo du musicien comtois Thibault Malé (ex-Slide of Venus) qui, seul en scène avec sa guitare, joue à proximité du public ses compositions, dont il détaille l’inspiration tirée des ses voyages (New York), de ses expériences personnelles (y compris une rupture amoureuse) et en laissant place à ses propres émotions ; Le jeune homme (qui a assuré au pied lever le remplacement du groupe Of Puma) joue ses titres mélancoliques à la guitare ; on peut imaginer que dans le même contexte, l’emploi d’une guitare acoustique amène peut être encore plus d’émotions. Mais le talent de Thibault est reconnu (il a remporté récemment le prix régional Engrenages, celui des jeunes talents) : nul doute que nous croiserons bientôt sa route lors d’un prochain concert.

22h15 : les musiciens sont au complet et le groupe H-Burns mené par Renaud Brustlein, vêtu d’une ravissante chemise à carreaux, débute sa prestation par le magnifique We could be strangers, issu du dernier album Kid We Own The Summer, titre parfait pour rentrer dans cet univers mélancolique ; dommage que le son (légèrement saturé par moment) ait quelque peu brouillé son écoute. Mais heureusement, la situation s’arrange, et le groupe déroule son set où figure entre autres l’excellent titre Naked (premier extrait du dernier album), où la batterie semble danser aux rythmes rugissants des guitares. La voix superbe de Renaud (qui chante en anglais) ajoute encore de la profondeur, et la simplicité du chanteur (qui ne manque pas de remercier l’équipe de l’Antonnoir pour son accueil) crée une véritable complicité avec le public.

 

 

Un verre de vin rouge dégusté plus tard, et les premières notes de Nowhere To Be se font entendre provoquant plaisir et aussi étonnement, dans la mesure où ce « tube » pouvait être attendu pour un peu plus tard, comme si H-Burns voulait s’en « débarrasser » pour laisser la part belle à d’autres compositions et à les partager avec le public. Les titres suivants prouvent que le groupe a toujours été inspiré (comme avec Silent Wars ou Six Years), joués sous une belle lumière orange et violette, avant un rappel qui se conclut par la reprise de I’m on fire (composée par Bruce Springsteen). Tout est souvent question de feu et de brûlure avec H-Burns, et on peut peut être reprocher au groupe la (rapide) condensation du concert en à peine une heure et dix minutes ; mais il est vrai que le groupe joue en Allemagne demain, d’ailleurs il s’en explique (et s’en excuserait presque), et ne manque pas de remercier une nouvelle fois la ville de Besançon et le public, dont une partie était présente à la Rodia lors de  l’une de leurs précédentes venues. Un bon concert  dans une salle qui, n’en doutons pas, va vite devenir un lieu incontournable de la ville de Besançon.

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