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AMON AMARTH + DARK TRANQUILLITY, mercredi 05 avril 2017, la Rodia de Besançon (25)

Ce mercredi soir, la Rodia accueillait un nouveau plateau metalleux intégralement scandinave, avec les suédois de Dark Tranquillity qui ouvraient pour leurs compatriotes Amon Amarth, mais également accompagnés en début de soirée par les finnois de Omnium Gatherum.

Arrivée un peu tard à la Rodia, j’entre dans la salle lorsque Dark Tranquillity investi la scène de la grande salle, remplie au ¾ de sa capacité. Le groupe est composé de six membres barbus qui font le show, n’hésitant pas à se déplacer de long en large de la scène. Mikael Stanne, au chant, est souriant et semble ravi d’être à Besançon, il répète à de nombreuses reprises que ce soir va être une grosse fête, l’ambiance du public est survoltée et tout le monde passe un agréable moment aux grés des titres très axés death mélodique. Ce ne sont pas moins d’une dizaine de morceaux qui sont interprétés ce soir, la plupart extrait du dernier album Atoma.

Les musiciens sont souriants et semblent ravis d’être là, le son est, comme très souvent à la Rodia, très bon (même si cela dépend relativement souvent du placement dans la salle) : la basse ressort très bien et Anders Iwers (bassiste, qui officie également dans Tiamat) joue énormément avec le public, n’hésitant pas à s’en approcher au plus près. Mikael Stanne (chant) est tout sourire et il est terriblement agréable de voir des musiciens aussi souriant, ce n’est jamais trop pour le rappeler. En fond de scène, des images sont retransmises sur un écran et sur des titres comme The Science of Noise, on peut même y lire les lyrics pour chanter avec le groupe. Clearing Skies, à peine plus loin dans le set, fait la part belle aux harmonies et cet excellent titre nous rappelle pourquoi nous aimons tant les groupes scandinaves.

Enfin, le set se termine sur Misery’s Crown et c’est sous de chaleureux applaudissements (et bruits de cornes) que Dark Tranquillity quitte la scène en assurant qu’ils reviendront dans notre beautiful town.

 

Une petite demie-heure d’attente s’en suit alors, le temps d’aller chercher une bière au bar et de revenir s’installer au plus près de la scène, suivis de près par un groupe de vikings soufflant dans des cornes. Ambiance scandinave au programme de la soirée, donc !

 

Un grand drapeau noir est affaissé sur la scène, de sorte à ce que nous nous puissions pas apercevoir de suite les éléments de décor apportés par le groupe très très attendu. La batterie est surélevée sur ce drapeau, si bien que nous ne voyons pas de suite sur quoi elle repose. Les lumières s’éteignent un peu après 21h30 et les bruits de corne se font de plus en plus insistants. Le batteur est éclairé lors de son entrée sur scène, et nous pouvons enfin avoir un aperçu du décor planté sur la scène de la Rodia : un énorme casque viking est implanté en plein centre de la scène, lié par des escaliers tout autour de lui avec une plateforme derrière la batterie pour que les musiciens puissent vagabonder pendant le show. Ces derniers entrent d’ailleurs sous les applaudissements et sifflements de cornes d’un public excessivement ravis de voir enfin Amon Amarth et son drakkar se poser dans notre petite bourgade franc-comtoise.

Le show débute et c’est sur l’hymne The Pursuit of Vikings que le groupe débute son concert et l’ambiance ne tarde pas à se lancer, le public se met à faire des circle pit et des pogos au son des différents titres qui se jouent ce soir : As Loke Falls, First Kill et At Dawn’s First Light entament cette première partie. The Way of Vikings voit une mise en scène s’effectuer sous nos yeux : alors que les musiciens se sont installés sur la plateforme derrière la batterie, deux vikings entrent en scène, masqués et armés de lances et de boucliers. Pendant toute la première partie de la chanson, ils font un combat et lorsque l’un des deux a achevé l’autre, ils quittent la scène sous les applaudissements tandis que les musiciens reviennent sur le devant de la scène. Un peu plus tard dans la soirée, Johan Hegg nous propose de faire les choeurs sur l’introduction de Deceiver of the Gods et le public s’en donne à coeur joie.

On note beaucoup d’interaction entre le chanteur et le public : en effet, à de nombreuses reprises entre les morceaux, il s’avance sur l’avant-scène et discute un peu de leur joie d’être à Besançon, en Franche-Comté (et en français s’il vous plaît). Il est très agréable d’assister à un concert où les artistes savent où ils sont précisément et n’hésitent pas à prendre le temps de discuter avec le public depuis la scène. Il met d’ailleurs très souvent à contribution l’assemblée, par des “oh oh oh”, ou en leur proposant de boire une gorgée de boisson dans leur corne en même temps qu’eux (Raise Your Horns). Tout l’espace scénique est utilisé, les musiciens se baladant de droite à gauche de la scène et montant sur la plateforme derrière la batterie (que l’on voit aisément, soit dit en passant, c’est très plaisant de pouvoir apercevoir le batteur).

Place à un instant plus calme dans la soirée avec le titre que l’on pourrait presque considérer comme une ballade, One Thousand Burning Arrows. Pour l’interprétation de ce titre et afin de rendre le spectacle plus vivant, deux archers sont sur les plateformes de chaque côté de la batterie et menacent de tirer une flèche sur le public. Father of the Wolf, à sa suite, voit l’apparition du dieu nordique Loki sous forme de squelette et équipé d’un casque de combattant semblable à celui sur la scène. War of the Gods clôture cette première partie de concert et les musiciens quittent la scène avant d’être rappelés pour un rappel vraiment axé sur les titres les plus connus du combo suédois.

Raise Your Horns, Guardians of Asgaard et Twilight of the Thunder God terminent sur une note positive et en beauté ce concert grandiose, qui a duré plus d’une heure et demie. On ne se lasse pas de voir un public de metalleux dans la Rodia et cela nous a procuré un bel avant-goût du Hellfest 2017 !

Un grand merci à la Rodia pour ce plateau de grande qualité et en espérant que seront proposés de nouveaux plateaux du même genre à l’avenir.

  • Marion ARNAL

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