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INTERVIEW : October Sky

Suite à leurs récents concerts en France, avec une date au château de Janzé à Lyon le 03/12 et au Track’n Art à Paris le 04/12, nous avons pu rencontrer le duo québécois, le temps d’une interview.  

 

Bonjour à vous deux et bienvenue à Paris ! Commençons simplement si vous le voulez bien, pouvez-vous vous présenter ?

Karl : Bien sûr ! Moi c’est Karl Raymond, je suis chanteur et guitariste du groupe October Sky, on est de Montréal, au Canada, et c’est notre quatrième tournée en France il me semble… Oui ça doit être ça, on a dû faire déjà une bonne cinquantaine de dates en Europe et là hier ça devait être notre quatrième ou cinquième date sur Paris.

Alex : Moi c’est Alexandre, je suis le batteur du groupe, et pour compléter avec Karl, en tant que groupe on a sorti un album complet et deux EP. Le dernier qu’on a sorti en 2015 s’appelle Rise et  là si tu veux on vient juste de boucler le cycle de promotion de cet EP là, avec le concert d’hier soir. Donc là pour nous, l’objectif en 2017 ça va être de finaliser les nouvelles chansons qu’on écrit, sortir un nouvel EP, puis repartir sur la route pour une nouvelle tournée. On espère en faire un peu plus que sur la tournée de 2016 : cette année on a fait à peu près 50 dates, dont 28 aux Etats-Unis.

 

Comment s’est déroulée cette tournée américaine justement ?

Alex : C’était notre première tournée aux Etats-Unis. Et pour une première tournée là-bas on est vraiment contents, je trouve que la réception de notre musique par le public était vraiment bonne, et même meilleure que ce à quoi on s’attendait. Pour nous ça a vraiment été une belle surprise, les gens se sont déplacés, on a senti qu’ils s’étaient passé le mot pour venir nous voir quoi. Et plus la tournée avançait, plus les salles se remplissaient, c’était un vrai plaisir.

 

Si vous deviez comparer le public américain et le public européen, et surtout français, la réception est identique ou il y a des trucs qui changent ?

Karl : Je dirai que c’est vraiment similaire. Les Européens ont tendance à être plus intenses que les Américains… Genre tout le monde saute… Ca se voit sur des lives de groupes américains qui viennent jouer en France ou en Angleterre, le public a l’air plus fou, plus intense … Mais fou dans le bon sens du terme hein ! *il rit* Les gens sont chauds, comme vous dites.

Alex : Mais le public américain, pour nous en tout cas, était peut-être moins démonstratif sur le moment, pendant le concert quoi. Mais après le concert par contre, sur les réseaux sociaux, la on avait leur retour par des photos, des vidéos, ils nous faisaient de la pub un peu quoi… Tandis qu’en France, vous vivez plus le moment présent.

 

Ok, maintenant j’aimerai reprendre un peu le groupe à ses débuts : Comment s’est créé October Sky ?

Alex : Karl et moi on s’est rencontrés à l’école autour d’une passion commune qui était la musique. A l’époque on jouait aussi dans d’autres groupes, puis de fil en aiguille on a commencé à plus s’investir dans ce projet là et on a vu plus de résultats. A la base on est deux dans le groupe, parfois il y a d’autres musiciens qui viennent se greffer sur le projet, mais bon la musique c’est tellement dur d’en vivre, puis avec Karl on est vraiment depuis le début sur la même longueur d’ondes donc on préfère rester un duo tu vois.

Karl : Après niveau style musical on a pas mal évolué. A nos débuts on était plus dans le style heavy rock je dirai, on s’est un peu positionnés par rapport à pas mal de groupes : Muse, Sigur Ros, Rage Against the Machine, Linkin Park… On s’est un peu embarqués dans cette vague là, et on a essayé d’y créer notre propre son.

 

Justement, on vous compare souvent à des groupes comme Muse ou Coldplay. Flatteur ou saoûlant ?

Alex : C’est un peu les deux je trouve. Enfin, c’est bien d’être comparés à des groupes aussi connus et qui ont aussi bien réussi tu vois. Mais pour nous ça veut pas dire grand-chose. Ce qu’on veut c’est que quand les gens entendent une chanson d’October Sky, qu’ils comprennent l’univers dans lequel on évolue, qu’ils sentent l’originalité dans ce qu’on fait, et qu’ils l’apprécient.

Karl : A nos débuts la comparaison se faisait peut être oui, mais aujourd’hui on cherche plus à aller vers des sonorités plus électro tu vois, mélanger ce style hard rock de nos débuts à un côté plus électronique. Mais pas l’électro des DJs, ça on en voit pas l’intérêt. On cherche plus à allier le côté électro à une vraie performance scénique. Du coup actuellement on a des morceaux électro et sur scène on essaye vraiment de les rendre vivants, de faire vibrer le public avec ça, de transmettre notre énergie à travers ses morceaux, et pas juste d’avoir un ordinateur et d’appuyer sur Play. C’est pas de l’électro qui en vaut la peine, sinon.

 

Et comment se sont passés vos débuts dans le monde de la musique ? Vous avez directement trouvé un label ?

Alex : Non pas du tout, on fait tout nous même en fait. C’est sûr qu’avoir un label qui nous accompagnerait tout le temps ça serait bien oui, mais disons qu’on n’attend pas que les gens arrivent jusqu’à nous. On va toujours de l’avant, et par nos propres moyens. Et si jamais dans notre parcours, il y a des labels ou des bookers qui veulent bosser avec nous tant mieux, mais ça reste un extra tu vois. Mais depuis le début on a jamais attendu que les choses viennent à nous, on va les chercher nous même. On a un objectif et on s’y tient, même pour booker nos dates, on le fait nous même.

Karl : Quand on est en studio par contre on a un réalisateur qui est avec nous, qui nous permet d’explorer et d’aller dans des nouvelles directions, et puis c’est fun d’avoir quelqu’un comme ça qui nous donne un avis extérieur. Du coup le rôle du réalisateur c’est un peu de vérifier que notre projet tient la route… Et puis faire en sorte qu’on parvienne à proposer sur chaque EP un contenu différent tout en gardant notre identité en gros.

 

Quelles sont vos sources d’inspirations personnelles pour écrire vos morceaux ?

Alex : C’est vraiment large, on écoute vraiment beaucoup de groupes très différents. Actuellement ce que j’écoute ça va de n’importe quel groupe de rock comme par exemple Sigur Ros, Kasabian, Foals, un peu la touche rock indy quoi… puis deux minutes après je peux très bien écouter du Edith Piaf. A quelques styles près, j’écoute vraiment de tout. Puis j’écoute aussi la radio, non pas que j’aime vraiment ça, mais pour entendre ce qui se fait actuellement.

Karl : Disons qu’on a à peu près une dizaine de groupes qu’on écoutait quand on était jeunes et qu’on continue de suivre, comme Muse, U2, Linkin Park… Mais c’est genre on écoute le dernier album et c’est tout. Sinon moi je suis plus dans l’électronique comme je te disais, style M83. La musique de film c’est aussi une grosse influence, surtout Hans Zimmer.

 

Parlons des tournées maintenant : c’est quoi une journée typique sur la route avec October Sky ?

Karl : C’est souvent des journées où on en fait trop. On a pas le temps de dormir, ou très peu. On a un problème, c’est qu’on sait jamais dire non.  

Alex : Voila, pour prendre un exemple, sur la tournée aux Etats-Unis, souvent on avait genre dix ou douze concerts d’affilée, et il est arrivé qu’on nous propose un deuxième concert, sur une journée où on en avait déjà un. On a toujours accepté, même si ça voulait dire qu’on avait deux fois plus de taf et qu’on dormirait surement pas la nuit. Du coup on faisait trois concerts en 24heures, dans trois villes différentes. Donc une journée typique d’October Sky en tournée c’est :  pas beaucoup de sommeil, beaucoup de route, des balances rapides, et beaucoup de café. *il rit*

 

Est-ce que vous sentez une différence entre vos premières tournées en Europe et maintenant ?

Alex : Les gens connaissent plus nos chansons maintenant. Comme hier, on en voit certains chanter, d’autres ont leur t-shirt October Sky qu’ils ont acheté sur la tournée précédente… On reconnaît de plus en plus de visages familiers.

 

Quelle est votre prochaine étape maintenant ?

Karl : Une fois rentrés on va se pencher sur l’EP, qu’on va penser plus électro encore. Ensuite, on compte bien revenir faire une tournée européenne avec plus de dates, moins préparées à la dernière minute, principalement en France et en Angleterre. Et aussi essayer d’être plus médiatisés, là on a très peu eu accès aux médias vu que les dates en France ont été préparées un peu tard. On aimerait aussi explorer des coins comme l’Allemagne, la Suisse ou l’Italie, mais on ne sait pas encore… L’idéal pour nous ça serait de réussir à se greffer sur un gros groupe qui tourne dans toute l’Europe et assurer leur première partie, ça nous permettrait ensuite de revenir sur une tournée des clubs.

 

Si vous deviez résumer October Sky en quelques mots, pour vous décrire à des gens qui ne vous connaissent pas, ça donnerait quoi ?

Alex : Intense.

Karl : C’est du gros son. Un mur de son.

 

Vous parliez de votre envie de faire la première partie d’un gros groupe, justement quels groupes vous feraient rêver ?

Alex : J’avoue que Bring Me The Horizon ça serait le top.

Karl : Et aussi M83. C’est un groupe qu’on écoute beaucoup depuis plusieurs années et qu’on adore. Eux ça serait vraiment un rêve oui.

 

  • Chloé BIHAN

Crédits photos : October Sky Band – Page Facebook

 

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