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THE CURE + THE TWILIGHT SAD, jeudi 17 novembre 2016, Halle Tony Garnier, Lyon (69)

La Halle Tony Garnier était en configuration maximale pour accueillir le retour de The Cure à Lyon devant plus de 16000 spectateurs, un concert qui affichait complet.
Comme prévu, c’est à 20 heures précise que le groupe écossais The Twilight Sad apparait sur scène avec la lourde tâche d’assurer la première partie comme c’est le cas sur toute la tournée de The Cure. James Graham, au chant, impressionne par sa présence scénique et l’atmosphère qui se dégage sur scène n’est pas sans rappeler Joy Division. Le groupe balance ses titres sans se poser de question et le public déjà bien nombreux apprécie de façon sincère. A peine 40 minutes plus tard, le groupe quitte la scène nous laissant avec le sentiment de n’avoir pas eu le temps d’apprécier leur prestation…

Le changement de plateau ne traine pas et à 21 heure la salle désormais comble s’enflamme à l’extinction des lumières, guettant l’entrée en scène du groupe. C’est sur Plainsong que débute le set, Robert Smith apparait décontracté et laisse apparaitre une certaine satisfaction devant l’accueil que lui réserve la salle. Le groupe enchaine alors avec Pictures of You et Closedown mettant donc à l’honneur l’album Desintegration ce qui n’est pas pour déplaire aux “fans”. Ce sont ensuite trois titres de l’album The Head on the Door dont le fantastique A Night Like This qui font suite, donnant ainsi au concert un ton plus pop. In Between Days est au final l’unique véritable ” tube ” du set principal et The Cure revisite sa discographie avec des titres plutôt rares sur cette tournée comme Three Imaginary Boys ou encore If Only Tonight We Could Sleep. Desintegration vient conclure cette première salve de morceaux, chacun sachant pertinemment que lorsqu’il est l’heure des rappels pour The Cure, la moitié du concert est à peine atteinte.

Rapidement de retour sur scène, le groupe continue sur sa lancée avec cette fois quatre titres de leur album datant de 1980, Seventeen Seconds, avec comme beaucoup l’attendent un magistral A Forest et son fantastique “outro” qui met à l’honneur la partie rythmique du groupe dont la basse de Simon Gallup, membre le plus expressif ce soir sur la scène de la Halle Tony Garnier.

Lors du deuxième rappel, la pop reprend le dessus et les tubes comme Friday I’m In Love ou Boys Don’t Cry s’enchainent faisant monter l’ambiance comme jamais dans la Halle. Halle qui contrairement à sa mauvaise réputation délivre ce soir un son à la fois puissant, clair et précis, une prouesse des ingénieurs du son qui est à mettre en avant !

Comme à son habitude, le groupe vient terminer la soirée avec un troisième rappel, toujours avec des titres que chacun reconnait aux premières notes et en final un endiablé Why Can’t I Be You. Au final, 2h 40min de concert et Robert Smith prolonge le plaisir seul sur scène saluant longuement le public. Ce soir, hormis peut-être sur la toute fin, sa voix est restée sûre et précise, il mérite largement l’ovation qui lui est réservée. Les fans ont pu apprécier une setlist qui a pu peut-être déconcerter le public peu averti sur la première partie du concert mais, sans se reposer uniquement sur ses tubes planétaires, le groupe a montré qu’il savait varier les plaisirs et surprendre encore sans tomber dans une certaine facilité, c’est une marque de grand respect envers le public et c’est à souligner.

  • Crédit photos : Eric
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