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LIVE REPORT : AUSSIE PINK FLOYD, MICROPOLIS, BESANCON (25), MERCREDI 21 JANVIER 2014

Mercredi dernier, le chanteur guitariste Steve Mac et The Australian Pink Floyd Show ont donné un spectacle sans précédent sur la grande scène du Parc des expositions de MICROPOLIS à Besançon. Un public au rendez-vous complètement en phase, une expérience inoubliable.

C’est en tout 10 personnes – trois choristes (Lorelei McBroom, Emily Lynn, Lara Smiles), deux guitaristes chanteurs (David Domminney et Steve Mac), un chanteur soliste (Alex McNamara), un claviériste (Jason Sawford), un batteur (Paul Bonney), un bassiste (Colin Wilson) et un saxophoniste (Mike Kidson) – qui sont réunis sur scène pour recréer l’illusion d’un concert parfait des Floyd.  Un plateau recouvert d’instruments, une salle de 2200 places quasiment pleine, ce n’est pas pour rien que David Gilmour les avait choisis pour jouer en 1996 lors de son 50è anniversaire.

Aussie
Au vu de l’équipement déployé, on s’attend évidemment à un véritable show son et lumière comme le faisait déjà le mythique groupe psychédélique. Le spectacle commence  tout en douceur dans un concert de lumières bleutées avec Speak To Me, sur laquelle le Bottleneck de Steve Mac fait rage. S’en suit l’introduction de The Dark Side on the Moon sur lequel le groupe sculpte des éclats de guitare, ce qui fait frissonner dans la salle et déclenche des tonnerres d’applaudissements. Le tout sur fond de projection d’images de l’espace. Planant.
Vient ensuite Shine On You Crazy Diamond, sur laquelle le saxophoniste Mike Kidson s’en donne à cœur joie, tandis que les trois choristes dansent avec allégresse avec en fond des photos de David Gilmour, puis des Pink Floyd.L’atmosphère se fait plus froide, avec Welcome to The Machine. Lorelei McBroom, Emily Lynn et Lara Smiles laissent pour cela la place au chanteur soliste Alex McNamara, qui entre dans une ambiance ocre/violacée. Une vidéo où s’entremêlent prises jack et chiffres qui défilent, puis un public qui regarde un concert à l’aide de leur seul I Phone.

Le cover band joue ensuite un titre un peu moins célèbre des Floyd, Have A Cigar, puis s’est au tour d’I Whish You Was Here, pour laquelle Steve Mac revête une guitare sèche dans un déchainement de projecteurs bleus/verts. Puis les couleurs se font plus chaudes, allant du jaune au rouge.
Soudain, c’est au tour des choristes de voler la vedette pour interpréter avec brio The Great Gig In The Sky (chantée à l’origine par Clare Torry). Puis dans un torrent de lumières multicolores,  The Australian Pink Floyd band interprètent le tant attendu titre des Pink Floyd : The Wall. Sur le côté, une marionnette géante représentant le professeur monstrueux se dandine au son du refrain «  we don’t need not Education». Le solo de guitare est magistralement interprété par David Domminney Fowler. C’est le moment de faire une petite pause méritée pour le groupe avec un entracte de quelques minutes.
The wall
On reprend ensuite le show dans une ambiance plus rock avec In The Flesh, puis le bruit significatif des horloges marquant le dictat du temps qui passe annonce Time, titre sur lequel on entend la voix de Syd Barrett. L’interprétation des titres est exceptionnellement fidèle. Puis retentissent le son des piécettes de Money, qui marque le retour du saxophoniste sur scène. Là aussi, le jeu est très précis et la voix du soliste très fidèle. On pourrait presque parler de jeu chirurgical à la guitare pour Steve Mac quant à celui du jeune David Domminney Fowle, plus fougueux, est tout aussi juste. Nous entendons ensuite une mouche volée et une volée de cloches d’église, ce qui annonce le titre. La voix grave d’Alex McNamara fait mouche. Et le titre déchirant fait son office, tandis que Steve Mac s’arme d’une lap steel guitar, instrument cher à Gilmour, et en joue au bottleneck.  La foule scande le titre d’applaudissements face au très bon solo de basse de Colin Wilson. C’est alors qu’un très gros kangourou rose, mascotte du Tribute, est gonflée en arrière-scène et danse au rythme de Confortably Numb, pour laquelle les lumières se font d’or et le solo de guitare de David Domminney Fowle impeccable et grisant.
On hisse pour l’occasion une boule à facettes géante, qui irradie dans toute la profondeur de salle, alors irisée de mille strass, ce qui a pour effet de provoquer une longue ovation du public, visiblement comblé. Le rappel ne se fait pas trop attendre, et des lueurs de toutes les couleurs fusent sur Run Like Hell. Un titre qui sonne aujourd’hui un peu ringard, mais qui demeure adoré par le public qui scande le rythme avec énergie.

mascotte

 

Merci à Nicolas Grisot pour le tracklisting du concert et à Justine Fei pour ses Photos.

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