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DECOUVERTE : PAGAN POETRY

Qui ?Sous ce pseudo – emprunté au titre d’une chanson de Björk ? – se cache la chanteuse et musicienne Nathalie Réaux, collaboratrice de Claire Diterzi, Syd Matters ou Olivier Libaux (Nouvelle Vague). Accompagnée à l’occasion de la sortie d’un premier EP par une cohorte de musiciens,Pagan Poetry nous dévoile un univers poétique, cinématographique et envoûtant.

http://www.artistikrezo.com/images/stories/redac3/Pagan_Poetry_-_EP_The_Unseen.jpgQuoi ?Comptant parmi ses influences la musique minimaliste et les bandes originales de films, Nathalie Réaux évolue dans un univers proche de celui de Florence + The Machine, Björk ou Bat For Lashes. L’onirisme des choeurs haut perchés deAnother Earth, la montée en puissance de The Dark Side Of The Moon, tout est fait pour nous emporter dans l’univers de Pagan Poetry. Les arrangements de cordes sont très riches et montrent l’influence du cinéma sur la composition de l’artiste. On pense d’ailleurs à une B.O. de Tim Burton (The Unseen).

Quand ?The Unseen est paru le 04 novembre, en digital, chez Elap/Idol.

Où ?Après une release party à la Salle St Bruno (Paris), Pagan Poetry s’envolera pour d’autres dates. Suivez ses news sur son site >> paganpoetry.net

3 questions à PAGAN POETRY :

The Unseen, ton premier EP, est construit comme une histoire, presque une B.O. de film, peux-tu nous en parler ?
Absolument ! Je suis bien heureuse de constater que ma volonté de présenter mon EP comme une B.O. de film soit si clairement identifiée. La musique de film est assez présente dans mes sources d’inspiration (John Barry, Danny Elfmann, Philip Glass, Michael Nyman etc…). J’ai choisi de présenter mon premier EP ainsi car selon moi, la musique que je crée a une dimension très cinématographique. Dans ses arrangements jusque dans son propos. J’ai un rapport très visuel avec la matière sonore. Lorsque j’écoute de la musique, des images viennent à mon esprit presque instantanément. Et inversement : la plupart de mes chansons sont nées d’une image, ou plutôt d’une sensation visuelle, pas forcément définie, mais avec un contour qui m’évoquait déjà une histoire, une matière, une couleur. Je fonctionne presque par synesthésie. Il peut m’arriver d’avoir des odeurs qui s’associent à la musique que j’écoute. La musique a selon moi une énorme faculté à créer du lien entre différents instruments, différents langages, et entre les hommes, tout simplement… J’ai donc eu envie d’incarner et matérialiser ce lien en créant des interludes entre mes chansons, qui permettent de passer d’un espace à un autre sans rupture.

Comment procèdes-tu pour composer et écrire ?
Je suis une autodidacte donc ma façon de composer est totalement instinctive puisque je ne connais pas vraiment les codes. J’ai fait quelques années de piano quand j’étais petite mais je n’ai jamais eu de formation officielle en terme d’écriture harmonique. J’ai donc choisi de me fier à ce qui me semblait harmonieux selon mes repères, mes goûts.

En général, tout démarre autour d’une sensation, visuelle ou émotionnelle, ou même un souvenir (c’est le cas pour le titre The Unseen, qui est né d’un souvenir, d’une sensation que j’avais eu enfant). Avant de pouvoir composer, je dois souvent laisser cette sensation s’incarner dans la matière pour qu’elle puisse s’exprimer en notes, puis en mots. Ce processus peut prendre plusieurs mois.Ensuite, il y a la phase très ludique de la construction « physique » de la chanson, de ses arrangements : choisir les instruments, chercher les bons équilibres entre les instruments, la voix etc. J’ai la sensation à ce moment là, de vêtir ma chanson, car elle a enfin pris corps…. je crois que c’est la phase que je préfère.
Viens ensuite l’écriture du texte, car lorsque je pose une voix sur les instruments, c’est dans un langage qui n’existe pas vraiment. Je laisse venir les sons sans vraiment chercher à y mettre du sens dans un premier temps. Ce qui est fascinant, c’est que souvent mon inconscient me donne des pistes pour l’écriture du texte à venir. Il ne me reste plus qu’à écrire un texte en cohérence avec ma source de départ, mes sensations initiales etc… L’écriture s’est pour le moment imposée en anglais (malgré le fait que je ne sois pas bilingue). J’ai eu la sensation d’avoir plus d’espace, plus de vibrations dans le son avec cette langue donc j’ai choisi de m’autoriser cette liberté, en assumant le fait que je puisse avoir une petite french touch dans la diction. Et puis pour être honnête, peu importe la langue que l’on choisit tant que la sincérité du propos est là…

Quels disques y a t-il sur ta platine en ce moment ?
Je n’ai pas eu l’occasion d’écouter beaucoup de musique dernièrement car on peut dire que j’ai eu un planning assez intense. Lorsque j’ai entendu du son dernièrement, c’était en lien avec les différents projets auxquels je participe, comme par exemple le dernier album d’Olivier Libaux (Uncovered Queens of the Stone Age), avec qui je collabore pour la tournée live ou encore le dernier album d’Ambrosia Parsley (ex-chanteuse de Shivaree) aux côtés de qui j’ai eu le plaisir de faire des choeurs lors de ses concerts parisiens la semaine dernière.
Bref, j’ai hâte de retrouver à nouveau un petit peu de temps pour découvrir de nouvelles choses. Ce que je peux vous dire, c’est que mon dernier coup de cœur a été Laura Mvula. Et puis, lorsque je voyage, je retourne à mes coups de cœur plus anciens, mes classiques. (Efterklang, My Brightest Diamond, Sufjan Stevens, Loney Dear, Kate Bush, St Vincent, Stina Nordenstam, Radiohead, Björk, Hanne Hukkelberg, Patrick Watson, etc…

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