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JOHN GRANT, Pale Green Ghosts

Partisan Records/Bella Union/PIAS/2013

L’Américain John Grant signe un retour surprenant sous forme d’un disque electro pas totalement convaincant.
En découvrant le premier single éponyme, c’est une surprise de taille que nous fait l’imposant et charismatique chanteur de Denver. “Adios” la compagnie des orfèvres Midlake. “Adios” le Colorado pour une installation fissa en Islande afin de mettre en route Pale Green Ghosts avec l’aide de Biggi Veira, membre fondateurs des mythiques Gus Gus et la participation de Sinead O’connor. L’empreinte islandaise est d’ailleurs très présente sur ce titre. Si les arrangements du début ne paient pas de mine et n’inspirent rien de forcément bon, la mélodie-voix développée par Grant vaut à elle seul le détour. En crooner 2.0, l’Américain et ces nappes de synthés qui évoquent un bon score de 007 finissent de nous convaincre.
Le petit hic, c’est que John Grant met beaucoup d’électro dans son album, ce qui lui fait manquer de cohérence. On croirait écouter un peu Depeche Mode (You Don’t Have To), un peu Pet Shop Boys ou je-ne-sais-quoi de finalement pas très digeste (Sensitive New Age Guy). Bon, que l’on se rassure, on trouve ici des chansons aussi réussies que sur Queen Of Denmark. Tout n’est pas perdu, chers fans. I Hate This Town sonne comme un bon vieux Midlake. Tout va bien.
GMF et It Doesn’t Matter To Him (malgré cette fin à la Vangelis…) sont de bonnes ballades acoustiques, Vietnam un morceau atmosphérique où la voix de Grant dévoile toute sa puissance. Il y a même un titre au piano, Glacier.
Malgré cette grosse couche d’electro parfois mal dégrossie à gratter, on trouve de beaux morceaux de songwriting racé sur ce deuxième disque de l’Américain barbu.

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