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LIVE REPORT : H-BURNS, La Rodia, Besançon, Samedi 2 Mars 2013

Après avoir commandé et englouti des pizzas de l’Amicale des Pêcheurs Fans de Vin Rosé, vos deux serviteurs se rendent à la Rodia dans le froid raisonnable d’un hiver qui tarde à partir. Ce soir, parmi les nombreux concerts (ici un tribute psycho-surf à Iron Maiden par Hellbats et Irradiates, là une session acoustique en aparté pour Blackwoods, ailleurs un concert de rock post-pubère…) qui ont lieu dans la ville, il y a celui d’H-Burns, qui vient de sortir un disque. Disque que l’on a décidé de consacrer “album du mois” par ses qualités hautement mélodiques. Qualités hautement mélodiques dont on a très envie de voir la démonstration ce soir.C’est le one-man band Chicken Diamonds qui ouvre la soirée. Un blues âpre et rentre-dedans qui ne nous convainc pas complètement. C’est un univers pourtant assez personnel à base de guitare-percussions, mais les morceaux semblent tourner un peu en rond malgré un timbre de voix complètement rugueux.
La désormais fameuse houblonnée Régionale nous rafraichit ensuite le gosier. C’est dans une semi-obscurité à la John Carpenter que les musiciens d’H-Burns prennent place sur la scène du Club, petite salle dont Renaud Brustlein nous a vanté les mérites lors de l’interview.
Les balances quelques heures plus tôt nous avaient donné un avant goût de ce qu’allait être la soirée. Et dès les premiers coups de mailloches du batteur qui lancent le concert, nous sommes emportés par la nouvelle cartographie du monde de H-Burns. Le morceau Two Thousand Miles, brillant titre atmosphérique du dernier album ouvre la setlist. Une setlist qui navigue entre Off The Map, la récente galette et We Go Way Back, dernier album “solo” de Renaud Brustlein, délaissant ces toutes premières compos qui étaient dévouées à l’acoustique. De cette époque, seule Big City Blues fait office de survivante, mais elle a droit à un lifting et vient parfaitement se joindre aux autres morceaux. Des chansons qui dans une veine complétement nineties nous ramènent 20 ans en arrière (Wrong Side, Opposite Way, The Black Maps). Choix totalement délibéré de la part de H-Burns, choix encore plus appuyé quand on voit le chanteur arborer fièrement un T-Shirt à l’effigie du très recommandable label Sub Pop. On pense à Pavement ou encore à Springsteen dans le phrasé (Are You Sacred Of The Dawn), une téléportation vers l’Amérique qui imprègne toute l’oeuvre du Drômois. Stubborn Man ou le hit Six Years envoient leurs accords rock, véritable démonstration d’efficacité, auxquels un titre en apesanteur comme Not Only Fading Out apporte un peu d’acalmie.
Un rappel de deux morceaux dont l’excellent Midwest, face B du EP, conclut cette soirée.Une soirée lors de laquelle Renaud et ses musiciens ont délivré un concert sincère et honnête. En revanche, on doute de l’honnêteté de la pseudo-fan montée sur scène pour embrasser le chanteur, alors que cela faisait une demi-heure qu’elle piaillait avec les copines. Bref, un pari à la con. Mais bon, cela ne reste qu’anecdotique au regard de la prestation très classe de H-Burns.

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