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ANDY BURROWS, Company

PIAS/2012

Le premier disque solo de l’ex-Razorlight est paru en 2012. Vous allez me dire : “Les mecs, vous êtes pas en avance”. Mais à l’instar de certains incorruptibles de la musique qui chroniquent les disques six mois après leur parution, votre serviteur prend donc ses libertés pour parler de ce disque de pop plus ou moins réussi.

Auteur d’un disque de Noël en compagnie de Tom Smith (Editors) sous le nom Smith & Burrows (disque qui contenait une belle version de Christmas Song par la douce Agnès Obel), Andy Burrows s’est entouré de quelques amis dont Tim Baxter (Turin Brakes, Eugene McGuinness…) pour enregistrer ce LP. Pour ainsi dire, Company l’est de bonne dès le morceau-titre, une ballade tranquille avec des morceaux de piano et des choeurs dedans. Puis, ensuite, c’est une chanson mélancolique et efficace, Because I Know That I Can, qui prend le relais. Keep On Moving On lui emboite le pas avec une slide guitar et un tempo groovy. Et ce petit quelque chose qui nous rappelle au bon souvenir du génial Jude Cristodal (voir Album Oublié : ), valable pour ces deux morceaux de bonne facture. Il y a aussi Maybe You, dont le tempo et les instruments évoquent une caravane perdue dans l’immensité des plaines américaines.

Tout se passe bien. Seulement, on ne sait pas vraiment pourquoi, Burrows sort les violons pour un titre sirupeux qu’il devient difficile à écouter. Comme un mauvais slow de Take That (je sais, c’est un pléonasme), Hometown déséquilibre donc complètement ce disque qui prenait une tournure pourtant agréable…Certes, Burrows a une jolie voix capable de variations mais l’Anglais est comme bon nombre de ces concitoyens : un abonné aux slows. Passé ces quelques morceaux indigestes, Burrows revient à une pop song – Shaking The Colour – qu’on pourrait qualifier de super bien car elle nous fait penser à Badly Drawn Boy, l’un des songwriters britanniques les plus talentueux du XXè et du XXIè siècle (auteur notamment de la B.O. d’A Propos d’Un Garçon).

Company, soit un disque mi-figue mi-raisin, qu’on aime bien mais dont on zappera la moitié des titres parce que bon, voilà Andy Burrows démontre un certain savoir-faire de composition, c’est sûr, mais il se plante quand il veut faire dans le tire-larmes.

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