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LIVE REPORT: RED FANG, KENNY ARKANA, Festival GéNéRiQ, La Rodia (Besançon), Mercredi 28 novembre 2012

Deux salles, deux ambiances. Bien qu’il n’y paraisse, dit comme ça, nous ne sommes pas dans une boîte de nuit haute-saônoise au bord d’un lac mais bien à la SMAC de Besançon. Pour sa première soirée GéNéRiQ, la Rodia choisit la carte de l’éclectisme.

D’un côté le hip-hop de Kenny Arkana, de l’autre les guitares acérées de formations estampillées Métal, Red Fang en tête d’affiche. Et ce soir, on pourrait faire une véritable étude sociologique. La première artiste citée attire un public jeune adulte voire encore adolescent alors que dans la salle du haut, on trouve des trentenaires dégarnis qui il y a 15 ans devaient assurément porter le cheveu long et sale. Me situant moi-même dans la seconde catégorie, je ne m’étalerai pas plus longtemps sur Miss Arkana qui a officié devant une Grande Salle comble, où le public conquis n’a pas hésité à lever le poing pour entrer en résistance avec la chanteuse. Me sentant complétement à l’écart, de même qu’un conscrit qui à peine rentré dans la salle s’est vu renverser une bière sur son cuir (par chance son T-Shirt à tête de mort n’a rien eu), je préfère retourner au club où finalement une ambiance étrange règne. En effet, l’audience est plutôt sage lors des prestations de Blood For Navajos (une vraie énergie du moins) et de Hark (le leader du groupe étant le sosie de Chad Kroeger de Nickelback). Nos chers trentenaires secouent gentiment la tête, appréciant plus la musique que ne la vivant. Le Métal finalement serait-il devenu un genre musical de gentils ? On aurait pu le croire jusqu’à ce que Red Fang prenne possession de la scène. Les quatre mecs de Portland ne tardent pas à véritablement réveiller le public grâce à son stoner, son double chant crâde et ses riffs de guitares parfois zeppeliniens. Le premier pogo arrive enfin, un téméraire se fait porter par la foule et une personne qui semble ne pas être toute seule dans sa tête tente de s’échauffer avec son voisin. On retrouve enfin tout ce qui fait le charme de ce genre de concert, d’autant plus que bien qu’enchainant les dates, Red Fang ne joue pas à l’économie. Après avoir assuré sur la scène du Noumatrouff la veille, ils offrent au public bisontin la prestation qu’on attendait d’eux : puissante, bruyante, rentre-dedans.

Quels que soient notre âge et nos préférences musicales, on retiendra que ce soir, tout le monde aura trouvé ce qu’il était venu chercher à la Rodia, et c’est là le principal. Et juste un petit rappel en forme de dédicace pour deux « djeuns » de la grande salle : il est interdit de fumer des substances illicites dans une enceinte publique, sous peine de faire connaissance avec le service de sécurité.

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