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BLOC PARTY., Four

French Kiss/Coop/PIAS/2012

Retour du groupe anglais mené par Kele Okereke, victime il y a quelques temps d’un album solo électro pas inspiré. Ce quatrième album risque en revanche de fédérer un max de monde en raison de la distance qui le sépare d’Intimacy (pour le fan, quatre ans, c’est une éternité) et son changement radical de cap. So He Begins To Lie annonce d’emblée la couleur : il y a aura des guitares et du bruit sur ce noveau CD. En mélangeant les riffs bourrins à la Rage Against The Machine et les envolées lyriques à la Muse, Bloc Party. (ah oui, n’oublions pas le “.” à la fin du nom…) opère un changement de direction au point de vue de la composition et du chant. Kele, qu’on croyait limité dans un timbre grave, s’essaie aux aigus et ça fonctionne plutôt pas mal, même si l’on ne peut s’empêcher d’imaginer Charlie Winston qui aurait pris la place de Matthew Bellamy au sein de Muse (3×3). Plus loin, le groupe retrouve le son des précédents albums sous l’influence Cure/Smiths, pour une série de titres tels que Octopus, Real Talk, Day Four. Autant le dire, ces morceaux ne présentent pas vraiment d’intérêt, ils ne font que reprendre la bonne vieille recette (les rythmes syncopés, les guitares acérées…) usée jusqu’à l’os. Ce sont de vraies surprises comme le bluesy Coliseum ou Kettling, un morceau aux couplets neo-metal et au solo de guitare heavy (Van Halen, y es-tu ?) qui vont faire réagir et font la différence. Bloc Party. signe donc avec Four un disque étonnant et tout de même varié, qui prend le parti de déstabiliser son monde (les fans). Mais c’est aussi le disque d’un groupe qui visiblement continue de s’amuser.

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