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LIVE REPORT: MACHINE HEAD, MARILYN MANSON, FAITH NO MORE, Sonisphere Festival, Amnéville, Samedi 7 Juillet 2012

Suite de mes pérégrinations festivalières, qui une semaine auparavant m’ont vu passer du

Mon petit bracelet autour du poignet, je me dirige vers la fameuse zone en 3 lettres, qui me permet d’être aux premières loges pour le premier grand nom de la soirée. Grand drapeau en fond de scène, on ne peut pas se tromper, c’est bien Robb Flynn et son groupe qui s’apprêtent à monter sur scène. Les premières notes de I Am Hell résonnent, et c’est parti pour une heure d’un trash metal maitrisé de bout en bout. On est impressionné par ces quatres musiciens qui font trembler la salle indoor du Galaxie. Et surtout par le charisme de Flynn, qui avec une voix totalement maitrisée, lui permet de passer d’un chant desIMG_1493.JPG plus violents et des parties plus mélodiques. Flynn assure également la quasi totalité des solos, qui démontrent s’il le fallait que l’homme est en tout point le patron de Machine Head. Pour le set des Californiens, on retiendra surtout deux morceaux exceptionnels: le classique Davidian et surtout Locust, issu du remarqué dernier album studio du groupe, et qui en live prend encore une nouvelle ampleur.

Après une telle déferlante de décibels, il est l’heure d’un premier rafraichissement (à noter qu’ici la bière se consomme par pichet d’1,5L) et d’un détour par le très grand stand de merchandising où, moyennant 5 euros, on peut dégôter un 33T de Bon Jovi ou des White Lions. La classe non?

Retour à ma loge pour le concert de Brian Warner. J’ai une petite appréhension. Même si il y a une amélioration dans la qualité des enregistrements studios ces derniers temps (Born Villain), je me demande ce que donne un show de Marilyn Manson maintenant, gardant en souvenir un mémorable concert lors de la tournée de Mechanical Animals. Les lumières s’éteignent et c’est derrière un grand rideau noir où on aperçoit les musiciens en ombres chinoises que les premiers accords sont donnés. Hey, Cruel World. Le rideau tombe et on est surpris. Même si Manson est redevenu plus rock, on ne s’attendait pas à une absence de synthé sur scène. Ici, le groupe est à 4. Et du coup, les compos y perdent. Comme Disposable Teens qui se retrouvent avec des choeurs samplés ou The Dope Show. Et on a l’impression que Warner n’a plus de voix et porte difficilement les chansons. Même si on a droit à plusieurs changement de décors ou d’accoutrement du Révérend, on est désormais bien loin de l’époque d’or de celui qui autrefois était si controversé.

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La magie opère quand même sur les anciens titres (The Reflecting God,Sweet Dreams (Are Made Of This)et surtout lors d’Antichrist Superstaroù Manson se jette presque de son autel). Mon appréhension était donc fondé après ce show bien en dessous de ce qu’on a connu auparavant et après la puissance de Machine Head.

Nouveau détour par la case “boisson à base de testicules de taureau” pour tenir le choc jusqu’à la fin de la soirée et le concert évènement du festival. Les roadies s’affèrent à installer la scène pour les gars de San Francisco. Décor blanc immaculé et… parterre de fleurs. Est-ce vraiment étonnant quand on connait le côté provocateur de Faith No More? 23h30. Le groupe pénètre enfin sur scène. Bottum, Bordin, Gould et Hudson, tout de blanc vêtu également lance Woodpecker From Mars, intro parfaite pour accueillir l’immense Mike Patton, dans le même accoutrement que ses camarades, chapeau et canne en plus. Et c’est parti pour un immense show, où même si les cheveux et les barbiches ont pris une teinte grise, la puissance est toujours là. Land Of Sunshine, Caffeine, Digging The Grave. Tant de classique qui ne vieillissent pas. Et la force de FNM de mélanger les styles est toujours bien là. Du groove de Evidence à la vague hardcore de Cuckoo For Caca, le groupe n’a rien perdu. Et que dire de Patton, un charisme énorme et une des meilleurs voix de tous les genres musicaux confondus. Capable de s’égosiller (Ugly In The Morning), il peut aussi enchaîner des moments purements crooner (Spirit) à un flow hip-hop (Epic). Et les sommets des refrains de Ashes To Ashes et surtout du magnifique Just A Man résonnent encore. Et que serait Faith No More sans ses reprises. Ce soir, le combo va jusqu’à intégrer Et Moi, Et Moi, Et Moi de Dutronc (si, si!) au milieu de Midlife Crisis. Et tout le monde y prend un pied énorme. Le show doit malheureusement se terminer, non sans entendre la chanson de lover ultime qu’est Easy. Faith No More n’a pas déçu. Mike Patton est vraiment un chanteur d’exception, accompagné de musiciens non moins exceptionnels. De la très grande classe.

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Fin de cette première journée de l’édition 2012 du Sonisphere français, un public qui a fait honneur aux pogots, le tout dans la très bonne humeur et loin des clichés qu’on peut avoir sur le public métal. Il est temps pour moi de reprendre la route, histoire de gagner un peu de repos, avant de prochaines aventures…

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