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LIVE REPORT: FATHER JOHN MISTY, La Flèche d’Or, Paris, Vendredi 8 Juin 2012

Direction Paris pour la quasi totalité de l’équipe de SR, une seule personne manquant à l’appel pour une sombre histoire d’obligation professionnelle… On passera sur la difficulté des Provinciaux que nous sommes à trouver leur chemin dans Paris afin de rallier la porte de Bagnolet. Pourtant, sur une carte, ça paraissait facile. Une fois arrivés, on a le temps de profiter du Père Lachaise et de ses illustres musiciens disparus : Jim Morrison, Alain Baschung, Yvette Horner… Et surtout, le pélerinage obligatoire chez le disquaire de la rue de La Folie Méricourt a lieu, un véritable paradis pour nous.

Le temps de se restaurer et nous nous rendons à la Flèche d’Or, où nous croisons déjà Joshua Tillman, l’air de rien, se promenant dans la rue, en charmante compagnie (un coup d’oeil à la vidéo de Nancy From Now On illustre ce propos, la dite compagnie étant la même personne qui coupe la tignasse de FJM).

La salle, ancienne gare réhabilitée en lieu de concert, est vraiment un endroit incroyable, sa configuration est telle qu’il y a une véritable intimité qui se crée entre le public et les artistes. Trois autres concerts sont prévus avant le set de l’ex-Fleet Foxes. Gabriel & The Sounds, Jonquil et The Soft Hills.

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Peut être sommes-nous trop impatients à l’idée de voir Tillman mais les groupes pré-cités ont du mal à totalement nous convaincre, leurs répertoires respectifs étant souvent répétifs. On pourra retenir tout de même de très bonnes choses chez The Soft Hills, qui dans sa musique pop plânante un brin psychédélique, possède quelques mélodies intéressantes.

23H. C’est l’heure pour J. Tillman de prendre possession de la scène… seul. On se doutait que cet homme à l’imposante carrure se produirait en solo, ne l’ayant vu qu’accompagné de sa moitié jusqu’ici. D’ailleurs il ne s’y trompe pas, en commençant par nous dire: “Je sais ce que vous pensez. Où sont ses instruments ?”. En effet, ce soir ce sera juste un homme et sa guitare (et son joint pour les plus observateurs). Porteur d’un T-shirt à message (“Freedom Now! Legalize LSD”), agrémenté de quelques tâches, visiblement une constante quand on vient de Seattle (souvenons-nous de Damien Jurado). L’artiste en impose sur scène, un véritable charisme qui enterre les autres groupes de la soirée. On ne peut s’empêcher de penser que de voir Father John Misty en acoustique, ce n’est pas rendre honneur à Fear Fun et à la production de Jonathan Wilson. Mais dès les premières notes de Funtimes In Babylon, ce sentiment est vite balayé. L’adaptation des morceaux est totalement au service de la voix de Tillman, et on sent que celle-ci a vraiment été IMG_1343.JPG travaillée par rapport à ses précédentes productions. Un travail vocal qui lui permet de porter des titres de haute volée comme Nancy From Now On ou Only Son Of The Ladiesman, l’absence des choeurs de la version studio sur ce dernier ne se faisant pas ressentir. This Is Sally Hatchet est très proche de sa version démo, FJM se plante dans les paroles mais préfère en rire. Hollywood Forever Cemetery Sings prend des allures de cérémonial dans sa version épurée.

Le retour à Paris de Tillman lui rémémore également des souvenirs. Comme lorsqu’il venait de signer pour son premier label, Fargo en l’occurence, et où il s’était vu offrir une bouteille de champagne pour la sortie de son premier album et dont les ventes, selon lui, avaient dû s’écouler à 9 exemplaires (sic !). Les chansons aux paroles décalées sont totalement adoptées par le public comme Tee Pees 1-12. A la fin de celle-ci, Tillman raconte que Wilson ne voulait pas la mettre sur le disque, mais FJM s’y est opposé, argumentant que ce titre rencontrerait un véritable succès en France. Blague ou info ?

La fin du set approche. J. Tillman fait son auto-rappel avant de conclure la soirée par une reprise d’un morceau country de Waylon Jennings.

La soirée est terminée, le Father John Misty peut alors aller fumer son “tabac” avec ses fans sur le parvis de l’ancienne gare. Pour nous, il est temps de regagner notre voiture, pour quelques heures de routes, qui laissent présager peu de sommeil. Mais après une telle soirée, ceci n’est vraiment qu’anecdotique. Sivu plé, on recommence ?

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