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V/A, The Vault Single Series 2011

Third Man Records Vault/2012

Third Man Records ou l’empire du vinyle. Third Man Records ou le label jamais à court d’idées. Jack White l’hyperactif ou le vainqueur d’une bataille contre le téléchargement illégal. Third Man Records, le seul label qui propose un abonnement pour recevoir tous les quatre mois quelques disques exclusifs. Retour sur la compilation des sorties TMR 2011.
Un noir, un blanc et un jaune, trois vinyles contenant la quasi-totalité des productions 2011 du label (36 morceaux). L’écoute débute avec deux groupes Suédois :First Aid KitetDungen, sûrement l’une des productions des plus réussies du catalogue. Pour quelques minutes d’escale au Japon, on a le plaisir de rencontrer l’un des groupes garage favoris de White et de Tarantino, les5.6.7.8’S.Ici, c’est le générique d’un dessin animé Japonais qui est repris, le tout est plutôt rétro, amusant et dansant. Back to the south, avecPokey Lafarge & The South City Three, leçon campagnarde et bluegrass complètement décalée mais qui fonctionne à merveille. Vous les retrouverez entre autre sur l’album solo de Jack White.We Are Hex est le groupe hybride de l’année 2011. C’est un rock languissant et tourmenté, on comprend tout à fait « l’amour » que peut porter White pour ce groupe.Karen Elson est-elle romantique ? Elle prouve que non avec une très bonne reprise deViciousde Lou Reed. Bien évidement son ex-mari veille toujours au grain, et assure les background vocals. Si vous avez aimé O’Brother des Frères Coen, écoutez ces prodiges de la mandoline et de la guitare, Chris Thile et Michael Daves. Si le bluegrass peut paraître ringard, les deux hommes et White réussissent à moderniser parfaitement le genre, sans pour autant le priver de son essence. Mesdames et Messieurs, invité de marque, j’ai nommé Seasick Steve! Le hobo, accompagné de White, d’Amanfu, de Kaplin et d’un certain Lawrence, offre deux reprises de McDowell, complètement déjantées. White montre aussi qu’il est capable d’assurer quelques bons solos de batterie. Un des incontournables de l’année 2011. Fort heureusement, il y a du mauvais et une bonne dose de rigolade. Jack a participé à The Colbert Report, une émission animé par Stephen Colbert, et a enregistré l’animateur avec les Black Belles. Tout ça relève du délire ou d’une stratégie commerciale. Cependant, on ne pourra pas reprocher au bonhomme de ne pas savoir chanter. Jack White fait preuve d’ouverture en s’essayant au hip-hop. C’est Black Milk qui fera office de cobaye. En quelques mots, heureusement que l’instru est bonne, malheureusement elle ne couvre pas le chant. Quelques sillons plus tard, c’est la charmante Lanie Lane qui vient à notre rencontre. On reconnaitra bien évidement le style de White, qui a troqué la guitare contre la basse. Au final, ce sont deux morceaux complètements décalés, entre rockab et « garage ». Avec Jacko, il faut s’attendre à tout, le meilleur comme le pire. Le producteur a invité Insane Clown Posse, deux bonhommes de Détroit qui rappent à tue-tête surLeck Mich Im Arschde Mozart. Ils s’amusent d’ailleurs à la traduire : Lick my ass. Mauvais goût ou envie de faire le buzz ? Inutile de s’étendre surJeff The BrotherhoodetThe Black Bellesqui on déjà été chroniqués. On terminera ce recueil avecJohn C. Rileyaccompagné parBeckyetTom. Voilà quatre jolis morceaux country, chaleureux et quelque peu à l’eau de rose. Un petit coup de cœur.

Cette compilation permet de découvrir le catalogue 2011 de Third Man Records, de découvrir des artistes en tout genre et de passer un bon moment. On regrettera seulement cette sensation de compression des morceaux, tout semble calfeutré, ça ne crache pas. Heureusement, White a des défauts, entre autres sur la production. En tout cas, la suite de ce catalogue 2012 qui a fort bien commencé est attendue avec impatience.

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