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LIVE REPORT: FEIST, Le Transbordeur, Lyon, Jeudi 22 mars 2012

C’est le genre d’imprévu des plus plaisants: se voir proposer une place pour aller voir Leslie Feist, la veille du concert.

Le changement de scène est l’occasion pour nous de s’adonner au traditionnel rafraichissement à base de houblon et de voir la grande salle se remplir, proche de sa capacité maximum me semble t-il.

La Canadienne prend place avec son groupe, un homme aux claviers en tout genre, un batteur, un multiinstrumentiste (en vrac: basse, percu, trompette, violons, boite à musique). Et surtout trois choristes, qui officient sous le groupe Mountain Man (signé chez Bella Union). Trois jeunes filles à peine majeures qui auraient pu être des soeurs, qui d’un premier abord timides, cachent un ensemble de voix angéliques. Elles auront d’ailleurs l’occasion de le démontrer quand elles auront un instant la scène pour elles, le temps d’une chanson A Capella. Le set démarre de façon idéal avec A Commotion, morceau en rupture, sous tension avecIMG_1194.JPG que Feist n’enchaine de suite avec un hit: My Moon My Man. La piste de The Reminder n’a plus rien à voir avec la version studio. Ici, c’est une énorme décharge rock, presque inattendue. Graveyard suit, et avec celui-ci, Feist envoie une chanson lourde en émotion où le refrain “Bring Them All Back To Life” est repris par le public. En à peine un quart d’heure, la Belle (car oui, Feist est encore plus envoûtante dans le monde réelle que sur papier glacé) nous en aura mis plein les oreilles. Et ce ne sera pas fini. La setlist s’enchaine sans fausse notes, le tout mis en image sur l’écran du fond grâce à des caméras en plein coeur de scène et où le montage en direct est assez formidable. Les anciennes compos sont remis au goût du jour. Mushaboom est à peine reconnaissable, I Feel It All est plus rock que sur disque. Et surtout, Metals est fait pour la scène, et démontre toute la palette musicale que Feist possède. Du blues Anti-Pioneer à la plus confidentielle Comfort, rien ne sera jeté. Des moments de grâce absolue sont à retenir, comme la fin en apothéose de The Bad In Each Other, sur ces percussions tribales ou dans le même genre Undiscovered First. IMG_1195.JPGQuelles claques! On aime voir cette artiste s’éclater, communiquer en français, plaisantant même. Belle, talenteuse, drôle. (Non, non, je suis pas tombé amoureux..). De plus, Feist nous gratifie de deux rappels, où elle s’essaie avec brio au rock garage, guitare-batterie. Et nous offre seule au piano un The Water cristallin.

Le show prend fin. Dernier ravitaillement avant de partir. Et l’occasion de croiser par hasard une camarade du siècle dernier. On repart conquis par cette véritable (re)révélation. Deux heures de route nous attendent, seulement trois heures de sommeil avant de reprendre le boulot. C’est pas grave, penser à Leslie Feist sera le moyen parfait d’atteindre le week-end.

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