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EVANESCENCE, Evanescence

Wind Up Records/EMI/2011

Le groupe préféré des adolescents gothiques, enfin, s’habillant en noir et cultivant une certaine aversion pour les ultra-violets ce qui, on sait, ne leur sera pas reproché par leur dermatologue lors de leur prochain contrôle d’acnée, sort son nouvel album.
Obligation professionnelle oblige, on écoute donc Evanescence. Je dois avouer, j’ai passé mon tour sur The Open Door. Et en écoutant ce nouvel opus, je pense sans m’avancer que je n’ai pas loupé grand-chose. Evanescence est un copier-coller de Fallen, mais avec une bonne céphalée en cadeau.

Certes, Amy Lee a de beaux yeux, mais l’entendre pendant une heure pousser sur sa voix relève du masochisme. Déjà à l’écoute de What You Want, on sentait que la pilule allait mal passer. Avec ce riff de mauvais koRn, Evavescence commence son pompage. Car lorsqu’il ne se singe pas lui-même (Lost In Paradise) ou une redite de la ballade piano genre My Immortal ou encore le même piano sur My Heart Is Broken), ce qui avait marché dans ce qu’on appelait vulgairement “néo-métal” dans la deuxième moitié des 90’s est présenté ici. The Other Side combine la ligne de batterie de Around The Fur de Deftones et Amy Lee tente de chanter comme Jonathan Davis. Avec Sick, on a carrément l’impression d’entendre Are You Ready ? de Creed. Et quand le groupe injecte des arrangements de cordes, on lorgne du côté de Within Temptation (The Change).

Evanescence est donc insipide, sans aucune originalité et d’aucune nécessité. En revanche, il fera la joie de votre pharmacien lorsque vous viendrez lui acheter une boite de paracétamol.

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