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LENNY KRAVITZ, Black & White America

Roadrunner Records/Atlantic/Warner/2011

Signé chez Roadrunner, écurie de gros groupes metal comme Slipknot ou Sepultura, Lenny Kravitz revient avec un funk-rock balourd mais efficace. Comme toujours.
Celui qui est connu pour avoir pompé des plans à Lennon autant qu’à Hendrix, et ce dès son premier album (l’excellent Let Love Rule), paie ici son hommage à l’Amérique mixte dont il est le fruit (un père blanc d’origine russe et une mère noire) et aux grandes figures telles que Martin Luther King (sur le morceau-titre), Marvin Gaye ou Funkadelic.
Entièrement produit par Kravitz lui-même dans son studio perso, ce neuvième album fleure bon la copie mais le New-Yorkais sait toujours amener son savoir-faire sur des compos pas forcément toujours inspirées.
Ne lui enlevons pas tout, même si les ficelles sont épaisses, le son et la production sont heavy et Lenny chante de toute sa voix et on le sent bien décontract’ (
Everything, Looking Back On Loveet son solo de synthé de l’espace).
Avec beaucoup de cuivres et de voix réverbérées, le disque est donc assez entraînant et adapté aux vacances (le single
Standet ses guitares wah-wah etSuperlovequi s’en va singer Curtis “Superfly” Mayfield). Mais c’est lorsqu’il entame une ou deux ballades mièvres (l’horribleDreametThe Faith Of A Childsuit la même grille d’accords queSexual Healingde Marvin Gaye), un morceau sans refrain (Life Ain’t Never Been Better…) ou un titre insipide (Sunfloweravec le rapper Drake et des sifflets brésiliens), que Lenny se plante et ennuie son auditoire.
Enième singerie du beau gosse spirituello-funky,
Black & White Americareste un exercice de style plaisant quoiqu’un brin trop long. C’est tout Lenny, ça…

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