Logo Sensation Rock

LIVE REPORT : MONA, MORIARTY, THE DO, KATERINE, BEADY EYE, ARCADE FIRE, ARCTIC MONKEYS, Dimanche 03 Juillet, Les Eurockéennes de Belfort

La Loggia nous propose pour ouvrir cette dernière journée du festival

Après un bon rafraichissement à base de houblon, la Greenroom accueille Moriarty. Et c’est une petite déception pour nous. Si les titres de The Missing Room sont une réussite studio, ils peinent à trouver leur place sur une scène de festival en plein air. L’écoute d’un groupe comme celui de Rose-Mary étant plus propice à se faire dans une salle à l’espace confiné.

The DØ, accompagné cette fois d’un groupe plus conséquent donne dans l’expérimental du côté de la Grande Scène mais peine également à convaincre ou en tout cas, les morceaux sont moins immédiats. Olivia entame On My Shoulders seule avec sa guitare puis est rejointe par le reste des musiciens. Là, la magie opère.

eurock' 2011 031Tels des adolescents à l’époque de Definitely Maybe, nous sommes au premier rang pour admirer Liam Gallagher et son Beady Eye. Rien à dire le charisme jemenfoutiste de l’Anglais est toujours là. Mais il faut admettre que sur scène, son nouveau groupe n’emballe pas. Malgré quelques bons titres en début de set (Four Letter Word, Bring The Light , The Roller), l’ensemble ne parvient pas vraiment à décoller, en dépit de musiciens confirmés comme Andy Bell ou Gem Archer. Et l’enthousiasme un tant soit peu suscité retombe une fois les ballades jouées. C’est donc avec une page de notre jeunesse définitivement tournée que nous quittons le Son Of The Stage. Sur le chemin du ravitaillement, nous rencontrons Marion de la tente 19, jeune fille certes un peu éméchée mais très amicale. “Keep The Dream Alive”, Marion.

On ira se payer une bonne tranche de rire avec le show de Katerine tout en couleurs et en danseuses/choristes à petit short.

La grosse sensation arrive avec Arcade Fire. Grand fond de scène représentant une devanture de cinéma américain des années 50 qui domine un écran géant sur lequel débute un film ventant les lotissements en construction à cette époque. Magnifique intro à The Suburbs, titre qui ouvre le show.eurock' 2011 028 Les huit musiciens enchainent des titres totalement maitrisés, qui prennent vraiment de l’ampleur sur scène. Les mini-films et le jeu des lumières apportant encore plus à la prestation des Canadiens, qui auraient mérité de clôturer le festival plutôt que les Arctic Monkeys.

Le quatuor anglais déballe leur hargne sur une dizaine de titres nerveux parfois joués avec plus de niaque que sur disque, ce qui fait qu’on a du mal à s’y retrouver mais quand Alex Turner chante en français le refrain de Don’t sit down ’cause I moved your chair, on reconnait bien là l’humour et la désinvolture de ces deux paires de singes. La scène est nue et les ombres des musiciens se reflètent sur une large tenture claire. Bref, un concert à moitié convaincant mais bon… on les aime bien, ces petits mecs.

Total
0
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :