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THE DECEMBERISTS, The King Is Dead

Naïve/2011

On parle beaucoup de Seattle, comme berceau du rock indépendant et vivier des groupes folk dans le vent. On en oublierait presque Portland, Oregon qui, à quelques heures de train de sa voisine, regorge de groupes tout aussi intéressants à commencer par The Decemberists.

Le nouveau disque de la bande à Colin Meloy est déjà le septième et dévoile une poignée de folksongs de bonne facture, enregistrées à la façon d’Harvest de Neil Young, c’est-à-dire dans une grange, aménagée pour l’occasion. Si ce disque continue de creuser un sillon toujours très indé, il ancre beaucoup plus ses influences dans le folklore américain lui-même nourri jadis par la musique populaire venue d’Irlande ou d’Ecosse (Rox In The Box, Down By The River).

Avec son look très étudié, Colin Meloy déclame des refrains francs d’une voix claire et décomplexée, la plupart du temps soutenue par une choriste, un harmonica, un violon. Gillian Welch vient même payer ses choeurs sur Don’t Carry It All, un morceau écrit pour les stades. L’ombre du Loner n’est pas loin (Rise To Me), et celle de R.E.M. première manière, non plus (January Hymn, Dear Avery). Colin Meloy et sa bande, étonnament grand fans de The Smiths (le titre du nouvel album fait probablement référence à The Queen Is Dead de The Smiths), signent l’un des très bons disques country-folk de l’année.

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