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Rock en Seine, jeudi 27 août 2026, Saint-Cloud, Paris

C’est sous un ciel incertain que nous posons le pied sur le Domaine national de Saint-Cloud, temple du rock cinq jours durant. Il faut dire que la programmation donne le vertige : de Nick Cave à Turnstile, en passant par The Cure en clôture, les amoureux du rock sous toutes ses formes ont de quoi se régaler. Pour cette deuxième journée, c’est la Néo-Zélandaise Lorde qui est attendue en tête d’affiche.

On lance les hostilités avec Florence Road. Le jeune quatuor irlandais, l’une des révélations de la scène montante, repéré par le BBC Sound of 2026, porté par la voix de Lily Aron, livre un set efficace et déjà remarquablement en place. Les titres sont accrocheurs, taillés pour la scène. Un nom à retenir.

Changement d’ambiance avec Noga Erez. On avait découvert l’Israélienne ici même, à Rock en Seine en 2024, et on en était reparti soufflés. Inclassable, son univers se situe au carrefour de la pop, du hip-hop et de l’électro. Le concert démarre par le percutant Duck Season… à l’instant précis où une pluie diluvienne s’abat sur le domaine. On est trempés jusqu’aux os, mais cette atmosphère quasi apocalyptique ajoute quelque chose à la prestation. On s’en souviendra.

La pluie a cessé et on sent une euphorie palpable quand Djo débarque, sous l’hystérie d’un public venu en nombre. Derrière ce nom de scène se cache Joe Keery, que beaucoup connaissent en Steve Harrington dans Stranger Things, et le garçon a plus d’une corde à son arc : son tube End of Beginning frôle les deux milliards de streams et a détrôné Taylor Swift en tête des charts début 2026, dans le sillage du final de la série. Son dernier album, The Crux, a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Le groupe ouvre par Awake et enchaîne sans temps mort, avec en point d’orgue End of Beginning, repris à tue-tête sous une mer de téléphones. Joe a l’air d’y prendre du plaisir, quoique un peu gêné par ses oreillettes qu’il réajuste sans cesse. Mention spéciale à Charlie’s Garden et Basic Being Basic. Set efficace.

Et puis vient la révélation de la journée : Lorde. Scénographie superbe, magnifiée par la présence de deux danseurs, les musiciens réunis sur la droite de la scène, jeux de lumière et mises en scène somptueuse. La Néo-Zélandaise prend littéralement possession de la scène et l’énergie est au rendez-vous. Elle ouvre par Royals, le tube qui l’a révélée, comme pour s’en débarrasser au plus vite et filer vers les morceaux qui lui ressemblent davantage, ceux de son dernier album Virgin. On adore.

Journée intense à la hauteur de nos attentes. On a déjà hâte de revenir demain pour une nouvelle avalanche de rock.

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