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Kula Shaker – Wormslayer

kula shaker

30 ans déjà que l’album K est sorti et Kula Shaker n’a pas pris une ride, musicalement parlant. Qui n’a pas vibré à l’écoute de l’excellent Tatwa, truffé d’ondes psychédéliques ? Encore eût-il fallu avoir la chance d’entendre ce morceau !

La formation britannique drivé par Crispian Mills revient, deux ans après Natural Magic, avec son nouvel album Wormslayer, paru via Strangefolk.

Une formule qui gagne

Wormslayer ne déroge pas à la règle musicale de Kula Shaker, laquelle emprunte les chemins du rock psychédélique des 60’s et des 70’s, se partageant entre les Beatles et Pink Floyd.

Cette variété d’influences s’illustre à travers Shaunie, très marqué George Harrison, Be Merciful ou encore l’éponyme Wormslayer, long de plus de sept minutes. Des morceaux de bravoure que Pink Floyd aurait pu intégrer à son répertoire, tout comme Broke As Folk, dont l’introduction évoque The Dark Side of the Moon.

Sur ce nouvel effort flotte un doux parfum de 70’s, fidèle à l’identité de la bande à Crispian Mills. Une recette efficace qui ne lasse pas les inconditionnels du groupe. Pourquoi changer une formule qui gagne ?

Quelques innovations et un peu de rock actuel

Malgré cette immersion assumée dans les décennies passées, Kula Shaker reste un groupe du présent. Charge of the Light Brigade et Lucky Number affichent des sonorités actuelles, tandis que Good Money laisse place à quelques audaces plus modernes.

Un détour hors de la zone de confort qui ne retire rien à la popularité du groupe ni à l’estime qu’on lui porte.

Des morceaux qui se démarquent

Wormslayer est un album solide, mais certains titres sortent du lot.
Little Darling et Day for Night brillent comme de véritables bijoux folk, tandis que The Winged Boy, Be Merciful et Wormslayer plongent pleinement dans le psychédélisme.

The Winged Boy, saisissant dès l’entame, impressionne par son solo de guitare, évoquant aussi bien U2 que le groupe néerlandais Moss. Un des grands temps forts du disque.

Autre moment marquant : Be Merciful, ballade émouvante sur laquelle plane l’ombre persistante de Pink Floyd.

Quant à Wormslayer, fresque de plus de sept minutes, il met en avant la passion du groupe pour les sonorités indiennes, déjà perceptible sur Natural Magic. Une signature devenue l’une des marques de fabrique de la formation de Crispian Mills. À noter que le clip du morceau met en scène les enfants de Mills dans des jeux de rôle.

Avec Wormslayer, les Britanniques de Kula Shaker confirment leur alliage de rock ancien et actuel, dans la lignée des Beatles et de Pink Floyd.
Sans tourner en rond, Crispian Mills et les siens livrent un album de haute volée, peut-être même supérieur aux précédents.

Notre sélection : The Winged Boy, Charge of the Light Brigade, Be Merciful, Shaunie.

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