Le 23 janvier dernier est paru l’album Indi du songwriter écossais Callum Beattie. Un album publié, comme son titre l’indique, sous label indépendant (Cooking Vinyl), à l’inverse des deux précédents.
Qui est Callum Beattie ?
Callum est originaire de Musselburgh, petite ville côtière située dans le comté d’East Lothian, non loin d’Édimbourg, Musselburgh dont il parle beaucoup et qui lui est donc très chère.
Deux albums avaient déjà vu le jour avant Indi, mais parus, on l’a dit, sous des labels plus officiels et davantage reconnus.
Quant aux concerts de Callum Beattie, ils affichent souvent complet, « sold out » comme on dit en langage actuel. À l’OVO Hydro de Glasgow, par exemple, les shows de l’artiste écossais se déroulent à guichets fermés.
Quels sont les thèmes de prédilection d’Indi ?
Indi est, de manière générale, l’album le plus introspectif et personnel de Callum Beattie. Il aborde, entre autres, les thèmes de la vulnérabilité, de la recherche de soi, de l’introspection ou encore des relations amoureuses authentiques autant que complexes et dévastatrices.
La magnifique ballade Always Rains In Glasgow, en duo piano/voix, se veut empreinte de nostalgie en évoquant un amour de jeunesse connu à Glasgow et qui, semble-t-il, a tourné court. Paradoxalement, ce morceau s’impose comme l’un des grands temps forts d’Indi, marquant les esprits dès la première écoute, sans parler d’un refrain entêtant. Il pleut peut-être toujours sur Glasgow, mais sur la ballade de Callum de Musselburgh, il fait toujours beau.
Two Pretenders traite également d’amour, tandis que l’engagé Pins And Needles met à nu la vulnérabilité de l’être humain. Pins And Needles : un formidable et contrasté mélange de rythme punchy, d’émotion et de sensibilité.
Un album musicalement riche.
Indi a été produit par Joe Cross, que l’on connaît notamment pour ses travaux avec The Courteeners, The LaFontaines ou encore Louis Tomlinson.
Les styles et influences de tous ordres se rencontrent sur cet album Indi, cohabitant malgré tout sans heurts. On voyage ainsi de Bruce Springsteen sur le trépidant Fireproof — et même vers des sonorités évoquant Kingfishr sur Man On The Moon — à Tom Odell dans Sunflower et Eyes On You, deux autres ballades figurant sur ce troisième effort de Callum.
Poussons un peu plus loin la comparaison en évoquant The Killers ou The Cure (musicalement surtout) sur Two Pretenders, Bed Is Burning ainsi que le très shoegaze et électrique Red où, par un son bien saignant, l’apothéose est atteinte. Red est indéniablement, après Always Rains In Glasgow évidemment, l’un des morceaux les plus attrayants d’Indi, au même titre que le surpuissant Fireproof ou l’apaisant Sunflower.
Quant à Lanterns, Sound Of Sirens, Eyes On You et Birthday, ils se révèlent plaisants à l’écoute sans être pour autant portés par des refrains particulièrement entêtants. On y décèle pourtant de bonnes guitares et un rythme dansant, surtout en ce qui concerne Birthday et Sound Of Sirens.
Une voix facilement reconnaissable et identifiable entre mille.
La marque de fabrique de Callum Beattie, c’est sans conteste cette voix rauque de crooner à nulle autre pareille, une voix qui se reconnaîtrait entre mille dès la première écoute. Un registre vocal qui s’étend de Kelly Jones à Bruce Springsteen en passant par Brendon Flowers, ce dernier à qui Pins And Needles aurait convenu sans mal.
Avec une voix aussi charismatique, Callum Beattie possède l’atout principal pour aller loin et ainsi confirmer tout le bien que l’on pense déjà de lui grâce à Indi. Pour le songwriter de Musselburgh, on peut affirmer que les voyants sont désormais au vert !
Indi : l’affirmation d’un artiste à fort potentiel vocal et dont, de façon certaine, on reparlera très vite !
Notre sélection : Always Rains In Glasgow, Red, Pins And Needles, Bed Is Burning.
