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Together Pangea – Eat Myself

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Certaines formations se plaisent à nous causer de véritables frayeurs musicales pour, au final, rectifier le tir de fort belle manière. Together Pangea est de celles-là, eu égard au piteux Burn The Hillsides, à l’ambiance des plus obscures. Un single dévoilé le jour même de la sortie d’Eat Myself, septième album du trio californien toujours emmené par son stratège William Keegan.

Paru via Nettwerk, l’album a été produit par Mikey Freedom Hart (Taylor Swift, Blood Orange), ce dont l’atmosphère musicale se ressent clairement. Selon William Keegan, ce septième opus se révèle à la fois plus sombre et plus calme — un calme sans doute expliqué par les années qui passent.

Pourtant, dès l’entame, le combo californien ne fait pas dans la demi-mesure : il enclenche le turbo de facto avec l’éponyme Eat Myself, le single Home parfaitement dans l’*esprit Together Pangea, ou encore Like Your Father, sans oublier le trépidant Halloween, en featuring avec The Red Pears, qui partiront d’ailleurs en tournée au printemps aux côtés du trio.

Eat Myself est à l’image de tous les albums de Together Pangea : un savant mélange de titres percutants et électriques (Sunkin, Like Your Father) et de ballades. Certaines se montrent plus lumineuses, comme Hollywood Trash ou Deep End — avec la participation de Badlands —, Empty Church également, tandis que d’autres se font plus sépulcrales et fantomatiques, à l’image de Molly Said et du fameux Burn The Hillsides, lequel sera à oublier bien vite.

Fort heureusement, ce second single sorti après le tonitruant Home n’aura été, pour le trio californien, qu’un regrettable incident de parcours, comme une tache sur un habit que l’on voudrait voir disparaître mais qui s’entête, envers et contre tout, à résister.

Un morceau ne reflète pas l’ensemble d’un album et, au final, la formation de William Keegan demeure fidèle à elle-même, sans encore avoir décidé d’opérer un virage définitif à 180 degrés. Une stabilité musicale qui, ne nous le cachons pas, rassure quelque peu. Il suffit d’écouter Home, Empty Church ou encore Shattered pour s’en convaincre. Les ballades, d’une courte tête cependant, s’évertuent à mener la danse mais, c’est désormais notoire, la bande à William Keegan se montre très à l’aise dans ce registre plus sentimental.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve Together Pangea, trio californien plus calme et assagi, mais à la force de frappe toujours aussi clinique et chirurgicale.

Eat Myself : plus sombre, mais tellement efficace musicalement.

Notre sélection : Hollywood Trash, Shattered, Like Your Father, Empty Church, Deep End.

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