Et c’est reparti pour un tour, direction Charleville-Mézières!
Revenir en terres ardennaises comme l’an passé, alors première expérience du Cabaret Vert, s’annonçait comme un vrai plaisir. Pour cette édition Thibault était parti en éclaireur les jeudi et vendredi, avec Benoît nous déboulons pour la seconde partie, soit les samedi et dimanche. Retour donc sur notre présence au coeur de cette édition « bleutée ».
Et force est de constater d’emblée que cette année, la météo, la plus clémente soit elle, est à l’ordre du jour ce samedi – et selon les prévisions aussi pour demain! Un grand plus qui tranche avec le samedi de l’an passé, vécu sous des sacs d’eau et durant lequel les appareils photographiques de Benoît ont failli y rester!

Une météo géniale qui nous invite en ce premier jour à rejoindre d’entrée de jeu la grande scène qu’est Zanzibar, afin d’apprécier le show survitaminé de The Linda Lindas, le phénomène tout droit venu de Los Angeles. Si ce Riot Grrrl nouvelle génération est depuis de longs mois clairement mis en valeur sur le Net, c’est sur pièce qu’il doit être jugé, comprendre sur scène. Et à l’issue de cette prestation intense mais plutôt ramassée, ces 4 jeunettes ont assuré! Certes cette scène apparait comme démesurée par rapport à leur jeu – on pense un temps à quelque chose de semble il y a peu avec le concert de Die Spitz sur la Grande Scène (live report à relire ici), elles en sont les patronnes en cette entame de journée et la bassiste s’amuse même à multiplié les allers et venues sur le proscenium installé ce weekend. L’espace d’un instant, j’ai perdu Benoît de vue, parti shooter Meotew dans la forêt accueillant la scène intimiste Greenfloor.
The Linda Lindas
Meotew
On se retrouve plus tard afin d’assister à la grand-messe de FFF. La formation née à la fin des années 80 et de nouveau réactivée par Yarol Poupaud et consorts tourne et retourne dans tout l’Hexagone avec ses grands hymnes comme Barbès mais surtout avec du son récent issu de l’album I scream. Les titres proposés se marient bien et l’ambiance est assurée avec cette joyeuse armada. Marco Prince affublé d’une chaude chapka – qui ne durera qu’un temps, mène le bal mais attention c’est sans compter avec le farfelu Nicolas Baby, AKA Niktus! Avec son éternel déguisement sur la tête et malgré la chaleur (!), le spectacle est garantit. On ne compte plus les slams engagés au rythme des riffs et autres beats de caisse claire. Si l’on avait commencé à suer côté Zanzibar, avec ce concert sur la Razorback, on est désormais en nage!
FFF
Histoire de pouvoir tenir pour le plat de résistance, QOSTA (!), on en profite pour déambuler et se restaurer. Certains en font de même cette année sur la Moselle, idée charmante.

Puis vin enfin, le moment le plus attendu depuis, depuis le printemps 2024! J’exagère un peu, mais quel ne fut pas notre frustration l’an passé à l’annonce de l’annulation de Queens Of The Stone Age. A contrario, l’excitation fut à son comble lors du dévoilement de la prog’ de cette année: Josh, rétabli – ou suffisamment pour tourner avec son crew, allait enfin faire tonnerre les Ardennes.
Un concert que nous avons revu le lendemain à l’hôtel car filmé pour l’occasion par ARTE 😉
Bref, alors que nous sommes entre chien et loup, la smala du désert fait son approche sous les applaudissements et autres vivats. Oui Josh on t’aime! Et d’autant plus quand tu assène tout de go un grand No one knows! Déroutant?! Non, grandiose!
Et il en sera de même par la suite (cf la setlist sur setlist.fm): les choix du soir – de la tournée même, picorent dans cette magnifique discographie. Les temps lourds, groovy jouent avec des instants bien plus intimistes, comme ce Make it with chu durant lequel le grand frontman à la crinière ardente va et vient dans le pit au contact d’une foule suave et chauffée à blanc.
L’affaire est pliée, oui mais il y aura encore un acte et non des moindres avec le finish A song for the dead, histoire de mettre tout ce petit monde en transe.
Oui, QOTSA est un grand parmi les grands et ses shows sont toujours qualitatifs!
Queens Of The Stone Age
Et pour ceux qui ont encore du jus ce soir, ben il y a Landmvrks, pardi!
De souvenir d’Eurocks de cette année, il s’agissait du concert le plus brutal, capable même de plier la crash barrière contre laquelle la foule aime tant s’écraser… et bien, bis repetita ce soir! L’installation sous les assauts répétés d’un public brulant et des slams bien plus fournis que après-midi contraignent les photographes à vite quitter le pit, mesure de sécurité oblige!
Landmvrks s’est clairement imposé dans le paysage sonore français, c’est aujourd’hui un monstre dans la galaxie metal, qui tel un trou noir absorbe tout sur son passage. Pour les néophytes, une expérience à vivre, mais pas dans les 30, 40 premiers rangs 😉
Landmvrks
Zanzibar se part de flammes et de grands écrans en cette nuit avec le show electro d’Alan Walker. l’artiste masqué draine à son tour les foules du festival. Ce spectacle déverse une multitude d’images, notamment de fans filmés sur les réseaux, rappelant que le DJ norvégien est proche de sa fanbase.
Alan Walker
Un dernier détour par la scène Razorback pour profiter de la présence de Leprous. Encore fois, l’expérience doit être vécue: le metal progressif puissant, ciselé mêlé à la voix onirique du chanteur est intrigant au premier abord mais génial après quelques minutes. Une belle sortie de festival pour cette première journée qui a tenu toutes promesses.
Leprous
Vivement demain et ses faux airs de grand show hollywoodien…
-Mots : Emilie BABE
-Crédit Photos: Benoît GILBERT et Thibault DRUTEL
