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The Wooden Wolf / Songs Of The Night opus 7

« Songs Of The Night est un hommage à la nuit, que ce soit pour ses rêves, son obscurité ou tout simplement pour s’y réfugier et s’y abandonner», voilà 
ce qui en quelques mots résume le septième opus du folkeux The Wooden Wolf. L’Alsacien d’adoption (Alex est natif de Saint-Pierre-et-Miquelon) nous 
revient en effet, trois ans après Winter Variations, plus épanoui que jamais avec Songs Of The Night et son florilège de ballades nocturnes. L’une des 
raisons essentielles de cet épanouissement réside dans le fait qu’Alex est devenu jeune papa et, avec sept opus à son actif, possède un répertoire déjà 
conséquent de berceuses pour endormir son enfant.
Ce nouvel album a été enregistré comme on dit « à l’ancienne », sur un magnétophone Tascam Porta Studio quatre pistes, un son authentique qui se 
ressent d’ailleurs à l’écoute, la qualité présente de bout en bout et n’ayant souffert d’aucune altération.
Côté labels, ils sont trois à se partager simultanément la distribution : Dièse 14 Records, Mediapop Records et Araki Records.

Le LP de 11 magnifiques ballades commence avec Laurène Laurène, premier single dévoilé, morceau langoureux au cours duquel le loup est loin de 
sortir ses crocs acérés. Il faut dire que des chœurs accompagnent Alex tout au long du morceau.
C’est à partir de Girl Of My Dreams que The Wooden Wolf affirme vraiment sa personnalité, la voix remplie d’émotion.
Just To Be A Witness, l’une des plus belles compos de l’album s’il nous est permis de choisir, se profile. Là, l’émotion est encore plus intense et l’on gravit 
au moins trois échelons. La voix plaintive et écorchée vive d’Alex couplée à la somptueuse orchestration de guitare sèche et de violoncelle constituent 
tous les ingrédients d’une formidable complainte folk que Neil Young (voire José Gonzalez) n’auraient pas rechigné à interpréter. The Wooden Wolf n’a 
rien à envier à ces folkeux patentés, imprimant même son propre style. Pourtant, du point de vue vocal, I Don’t Know I Don’t Know n’est pas sans nous 
rappeler Neil Young tant The Wooden Wolf en adopte les intonations en chantant « I Don’t Know I Don’t Know » mais de là à parler de plagiat, 
franchement, il y a un grand pas. On reste tout de même dans le The Wooden Wolf pur jus, dans la folk dont seul le loup de la montagne d’Aubure a le 
secret.
Autre grand moment de cet album avec Daniel (Dream) (eh oui, encore une histoire de rêves). Rien ne semble devoir perturber ni interrompre le flot 
intarissable de mots déclamés par The Wooden Wolf, le blues s’alliant merveilleusement à la folk. À l’instar de Just To Be A Witness, Daniel (Dream) 
compte parmi les morceaux d’anthologie de Songs Of The Night et, dès lors, impossible de s’en lasser, on en voudrait toujours et encore!
Hungover Dawn et Lonely Pants sont également de bons morceaux mais l’on n’y retrouve pas la même intensité d’émotion, laquelle revient néanmoins 
plus forte sur How I Killed Mr. President. En évoquant cette compo, The Wooden Wolf s’est laissé aller en avouant qu’il avait rêvé de tuer Emmanuel 
Macron tout en nuançant ce propos de la façon suivante: « même si l’on tuait ce président, rien ne garantit que le prochain serait meilleur! » comme dit 
l’adage, « on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on retrouve ». Comme nous tous, The Wooden Wolf rêve d’une vie meilleure et l’on ne saurait 
lui reprocher, pourtant tuer le président restera une chimère, une utopie.
Comment ne pas parler de The Ghost, morceau épilogue et dernier grand temps fort de ce LP. Une somptueuse compo d’une durée de 5 minutes 36 où 
Leonard Cohen, par le biais de la voix de The Wooden Wolf, s’insinue sans pour autant occuper toute la place. The Ghost, second single extrait de 
l’album, se révèle comme un morceau phare des diverses playlist de cette fin d’année, à placer entre Resentment de Madi Diaz et le non moins fabuleux 
Cold World de Geoffroy. De quoi passer un bon moment de folk avec ces trois morceaux additionnés!

Voilà donc encore une belle livraison de cet Alsacien de Saint-Pierre-et-Miquelon, de ce folkeux dont toute la presse, unanime, s’accorde à reconnaître 
les mérites et le réel potentiel. Songs Of The Night op. 7, ce sont 11 morceaux sur un total de 44 minutes de bonheur! De Laurène Laurène à The Ghost 
en passant par Girl Of My Dreams, Just To Be A Witness ou encore Daniel (Dream), on n’a qu’à se laisser happer et bercer par cette voix envoûtante, 
plaintive, mais au combien charmante et charmeuse.
Songs Of The Night op. 7 : quand le loup descend de sa montagne d’Aubure pour nous gratifier d’un superbe album.
The Wooden Wolf : la puissance et l’intensité de la folk!



			
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