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BORN IDIOT

Born Idiot

Qui ?

Voici poindre Lucas, Tiago, Clem, Louis et Guigz, cinq malins sobrement baptisés Born Idiot. Born Idiot ?! Et pourquoi pas The Stooges ! Maniant l’autodérision avec un certain panache, nous vous conseillons fortement d’écouter ce groupe pas sérieux. Débutée en 2015, la réunion de ces cinq larrons rennais accouche d’une savoureuse indie pop, papillonnant ponctuellement aux marges d’un rock mélancolique. Avec une image résolument décalée car abusant du vintage kitsch (quand le tee-shirt VHS côtoie des maillots de football plusieurs fois collectors au cœur du clip d’Afterschool) ce qui s’apparenterait à une faute de goût devient en un instant une arme de persuasion; on adore. On est face à un groupe qui joue avec son identité visuelle comme le firent en leur temps Les Robins des Bois. Les influences qui émergent à l’écoute de Born Idiot est un florilège réunissant Mac deMarco, Beach Baby et son excellent No mind no money (2016), Metronomy et pour la french touch, Birdy Hunt.

Born Idiot

 

Quoi ?

L’an passé, le groupe a lâché Afterschool un premier effort léché, au cœur duquel les influences précitées abondent.

Born Idiot distille une pop contemplative, délicieuse (In the sofa) avec ses élans so british, mélancoliques à la Doherty (Trueromance, Food cancer), voire à la Sean Lennon qui accompagneraient à merveille un épisode pluvieux. L’organe traînard de Lucas déversant son lot de mélodies fredonnées et de paroles langoureuses offre un caractère sucré à l’album peterpanéen et fragile. Aspect renforcé par des hectolitres de sons clairs, cristallins balancés par les guitares. A cette surenchère de chorus se frotte un clavier qui ici ou là révèle des sonorités d’antan, enfantines même, instrument iconique des 60-70’s, dont les lettres de noblesse tombées en désuétude ont été remises au goût du jour par des groupes à l’instar de Metronomy (In the sofa).

 

(Born Idiot, In the sofa)

 

Rafraîchissement comparable à un seau de punch à partager entre amis et servi dans un décor de bar tiki, Afterschool est un hymne à l’éphémère que l’on souhaite rejouer indéfiniment, soir après soir. Même si la déco est délibérément cheap et surannée (le côté Mac deMarco sur Hate & scorn ou Shaking room ) on accueille ces titres comme une faille temporelle salutaire et on s’y accroche fermement. Mère d’insouciance et d’une jeunesse éternelle cet album des Bretons est la bande-son idéale des vacances toute l’année. “Chilleurs, Chilleuses, Oisifs, Oisives de tous les pays unissez vos efforts : installez-vous dans un transat, un cocktail à la main (pour le choix nous vous renvoyons au clip du récent Cocktail bomb) et dégustez ces parenthèses que l’on refuse de voir se refermer (Teen box, Underwater). Car Après l’école un autre monde se donne à voir. Sans limite, immense, atemporel et charriant un insolent désir de liberté. Ici l’échappatoire durera 42 minutes. Alors, santé !”

(Born Idiot, Afterschool)

 

Où et quand ?

Pris sous l’aile de Cold Fame (Last Train, Holy Two), les Rennais se sont lancés depuis mars dans une tournée printanière baptisée Cocktail Tour. Après un passage tout récent en Franche-Comté (à Besançon au PDZ, puis à Belfort lors FIMU), ils seront prochainement présents :

-le 02 juin au Farmer à Lyon, aux côtés de Yeahrs et de Ganache,

-le 15 juin au Jardin Moderne à Rennes,

-le 16 juin au lieu unique à Nantes.

Ils arpenteront le reste de l’Hexagone également lors de l’été.

Pour ne rien rater de leur actualité, ci-jointe leur page Facebook :

Page Facebook: https://www.facebook.com/bornidiott/

Et puis aussi leur Bandcamp afin d’écouter le fameux Afterschool.

Bandcamp: https://bornidiot.bandcamp.com

Pour conclure, et comme évoqué plus haut, le groupe est friand de clip et a récemment immortalisé le titre Cocktail bomb. Keep chilling.

(Born Idiot, Cocktail bomb)

-Benoît GILBERT

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