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LES INSUS, jeudi 06 octobre 2016, Zénith de Strasbourg (67)

En ce 6 octobre, direction le Zénith de Strasbourg pour retrouver les Insus. Après avoir créé les plus grands succès du rock français de 1976 à 1986, Téléphone fait donc son retour sans Corinne. Comme chacun  des concerts de la tournée, la soirée affiche complet. Le sold out est arrivé très tard, il faut dire qu’ils sont passés cet été en Alsace pour la Foire aux Vins de Colmar (live report disponible sur le site) et qu’ils seront dans quelques jours au Galaxie d’Amnéville.

 

20h, c’est aux parisiens de Radio Elvis d’ouvrir la soirée. Pierre Guénard, chanteur du groupe répète plusieurs fois d’un ton monotone « Nous sommes Radio Elvis » avant de lancer le premier morceau. Le groupe joue un rock auquel s’ajoutent des touches d’éléctro rendant le tout quelque peu psychédélique. Cela est renforcé par les lumières qui clignotent et tourbillonnent. Le groupe chante en français des textes plus intéressant que la soupe habituelle, mais il n’y a rien de remarquable sur la plan musical.

Le chanteur dont la tenue de guitare est très étrange à une voix qui rappelle celle du leader de Fauve. Les morceaux s’enchainent tous plus plats les uns que les autres. L’animation de la scène est inexistante, aucun des membres du trio n’ayant le charisme qui permettrai d’occuper l’espace. Le morceau Les Moissons, qui vient conclure ce set de 30 minutes, est plus dansant mais propose lui aussi des sons entendus 100 fois.

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19h50, avec 10 minutes d’avance, les lumières s’éteignent. Le public crie et applaudit l’arrivée de Bertignac, Aubert, et Kolinka, qui lancent Crache Ton Venin. La foule du Zénith est conquise dès les premières notes. S’enchaîne quelques morceaux moins connus de Téléphone. L’énergie sur scène est impressionnante. Le bassiste venu remplacer Corinne a sa place sur scène et ne se contente pas de rester dans l’ombre comme cela peut être le cas chez certains groupes.

Jean-Louis Aubert décide de dédier la chanson suivante à Emanuel Macron. Il s’agit d’Argent Trop Cher. Le refrain est repris en cœur par le public et permet d’enflammer le Zénith. Bertignac et Aubert se rapproche de celui-ci en venant jouer sur une petite avancée. Un autre succès suit avec La Bombe Humaine, chanté par le public. Le morceau se termine par une longue pause de chacun des membres du groupe, bras en l’air. Le concert reprend avec Au Cœur de la Nuit.

Les membres des Insus (Portables) se présentent alors, pour la première vraie prise de parole de ce concert. Bertignac présente Jean-Louis Aubert comme « son ami, son frère » signe de la réconciliation des anciens Téléphone. Le guitariste aux cheveux blancs nous annonce qu’ « à force de fumer, il a attrapé un concert ». Aubert lui demande alors de chanter la chanson suivante, 66 heures.

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Suit le classique Cendrillon, chanté à nouveau par Bertignac, mais également par un public conquis. S’en suit un échange entre les deux figures de proue du groupe : « Il y en à beaucoup des princesses… » « qui s’ennuient ? » « Non, qui sont mortes » « Il fallait lui acheter un  baby-foot à Cendrillon pour pas qu’elle s’ennuie » « Ou une tablette, mais ça existait pas ». Après ces chansons plus calmes et cette interruption, retour au rock avec Métro c’est Trop, morceau sur lequel Bertignac triture sa guitare, comme il aime le faire.

Un peu de calme dans cette soirée avec un moment acoustique. Bertignac, Aubert et Kolinka viennent s’installer sur la petite avancée pour 2 morceaux en toute simplicité. Aubert passe ensuite au piano pour un autre grand succès du group, Le Jour s’est Levé. Les morceaux s’enchainent, ponctués par les tubes New York avec Toi, puis Un Autre Monde, sur lequel Kolinka envoie dans le public un grand ballon en forme de globe terrestre.

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Le groupe vient alors saluer avant de quitter la scène sous les applaudissements du public. Le rappel est bruyant. Kolinka fait son retour, rapidement suivi pour un morceau annoncé comme nouveau. Il s’agit en réalité du titre Les Dunes, suivi de l’inévitable Ça C’est Vraiment Toi. Sur ce classique du rock français, les deux guitaristes des Insus se mettent dos à dos, chacun jouant sur la guitare de l’autre. Le public, toujours en pleine forme en cette fin de soirée, saute dans le Zénith.

Le quatuor quitte à nouveau la scène. Le public en redemande une nouvelle fois. Il revient pour Tu Vas me Manquer qui conclu la soirée. Bertignac et Aubert se tombe dans les bras avant de distribuer quelques médiators et de quitter définitivement la scène.

Les Insus ont su subjuguer un public tout acquis à leur cause qui attendait depuis 30 ans de pouvoir écouter à nouveau les titres de Téléphone en live. Malgré les années, Bertignac et Aubert ont su assurer le show, enchainant les pauses Rock’n Roll. Kolinka a lui tout donné, faisant régulièrement tournoyer ses baguettes entre deux mouvements, ou ne jouant que d’une main, gardant l’autre bras en l’air.

 

  • Julien

Crédits photos : Julien

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